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[À visiter cet été] La dernière distillerie familiale d'absinthe de Pontarlier

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Publié le , mis à jour le 24/07/2020 À 17H50

Série d'été En cet été particulier en raison du Covid-19, le tourisme en France est de mise. L'occasion de vous faire découvrir chaque semaine des sites originaux ou exceptionnels de notre patrimoine industriel. Petite jeunette de 130 ans, la distillerie Armand Guy, installée à Pontarlier (Doubs) est la dernière distillerie familiale d'absinthe.

[À visiter cet été] La dernière distillerie familiale d'absinthe de Pontarlier
Le petit-fils du fondateur a mené un combat pendant plus de quinze ans pour la réhabilitation de l’Absinthe en France.
© Distillerie Armand Guy

Lorsqu'en 1890 Armand Guy implanta sa distillerie à Pontarlier, dans le Doubs, il n'imaginait sans doute pas qu'elle serait toujours là 130 ans plus tard, avec 15 salariés. Si à son époque la boisson phare était l'absinthe, aujourd'hui c'est le Pontarlier-Anis. Le Pontarlier-Anis a été commercialisé en 1921 dès la levée de l’interdiction de la distillation de l’anis, qui était un composant de l’absinthe. Il reprend la recette traditionnelle familiale de l’absinthe de Pontarlier... mais sans la plante d’Absinthe, pour pallier à l’interdiction de cette dernière en 1915.

La distillerie Guy a par la suite développé sa gamme avec différentes sortes de spiritueux eaux de vie, liqueur de fruit, sirops…

Le petit-fils du fondateur François Guy mènera un combat pendant plus de quinze ans pour la réhabilitation de l’Absinthe en France, qui se fera en 1988 sous l’appellation "spiritueux à base de plantes d'absinthe", avant que la loi ne réautorise en 2011 la dénomination "absinthe".

Suite au déconfinement, la distillerie Guy rouvre ses portes

Chaque année, jusqu'à 20 000 curieux viennent découvrir les coulisses de la production traditionnelle des boissons anisées de Pontarlier. "La visite se déroule dans le site production, où s'entremêlent au quotidien effluves d'Anis Vert et d'Absinthe. Vous pourrez ainsi assister à la distillation quotidienne, au stockage et au remplissage", dans les alambics en cuivre et les foudres en chêne centenaires, décrit l'entreprise.

"Les gens sont plongés dans un univers auquel ils ne sont pas habitués", confie Pierre Guy, un des héritiers devenu distillateur. C’est à six heures que débute sa journée "pour chauffer les chaudières et lancer l’alambic. Je régule toutes les températures à la main, pas de thermomètre ici". En juillet commence la récolte d’absinthe, que les visiteurs peuvent découvrir à l’entrée du site: "cela permet de faire découvrir la plante aux visiteurs, la sentir, la goûter". A la fin de la visite a lieu la traditionnelle dégustation des produits de la distillerie.

Durant la crise du Covid-19, la distillerie a vendu des stocks d’alcool afin qu'ils soient utilisés pour fabriquer des gels hydro-alcooliques et a également fait don de 400 litres d’alcool à l'hôpital et aux pompiers.

Sur la route des distilleries

Depuis le 20 juillet et jusqu'au 16 août se déroule d'ailleurs à travers la France le "spiritourisme". A l'initiative de la Fédération Française des Spiritueux, la campagne "Voyage en Distillerie" promeut la découverte des boissons spiritueuses dans plus de 120 sites ouverts au public. Les distilleries, les lieux d’élaboration et les espaces muséographiques accueillent près de deux millions de visiteurs par an.

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Il doit être consommé avec modération.

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