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À vendre : Palm Pre, Palm Pixi et WebOS

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Selon Bloomberg, Palm, à bout de souffle, aurait mandaté la banque américaine Goldman Sachs et la société de conseil Qatalyst Partners pour trouver un repreneur. Ce ne sont que des rumeurs, nous précise le service de communication du constructeur américain. Mais ces « rumeurs » sont prises au sérieux par de nombreux analystes.

À vendre : Palm Pre, Palm Pixi et WebOS
Palm Pre

« Il n'y a rien de surprenant à ce que Palm cherche un repreneur ou un soutien financier, pour qui a connaissance de sa situation financière », confie Basile Carle, consultant du cabinet français Idate, spécialisé dans les télécoms. Au dernier trimestre, le constructeur, qui comptait sur le lancement de son smartphone Pre pour se refaire une santé, a doublé ses pertes par rapport au trimestre précédent. Il a certes enregistré un chiffre d'affaires de 350 millions de dollars mais a perdu 22 millions de dollars, et semé la panique parmi ses actionnaires avec une prévision de CA s'élevant à seulement 150 millions de dollars pour les trois mois à venir.

La faute, entre autres, « au large stock d'invendus que les distributeurs ont toujours sur les bras », explique Basile Carle : Palm a augmenté de 23 % ses livraisons de smartphones aux distributeurs au deuxième trimestre 2010 par rapport à la même période de l'année précédente, mais ses ventes ont dans le même temps chuté de 15 %.

Une relance ratée

D'abord « saluée par les observateurs », la stratégie de relance mise en oeuvre début 2009 par Palm n'a pas porté ses fruits, ajoute l'analyste. Les concurrents des Palm Pre et Pixi, ses deux nouveaux smartphones tactiles, sont de plus en plus nombreux avec l'arrivée des terminaux sous Android, le système d'exploitation promu par Google. Et « la nouvelle stratégie de Palm en termes de système d'exploitation, qui consiste à proposer un système intégré comme celui d'Apple, n'a pas fonctionné », précise le consultant.

 

Les raisons de ce nouvel échec sont multiples, d'après Basile Carle. Primo, « Palm s'est associé à Sprint, un opérateur mobile qui est un peu en perte de vitesse aux États-Unis ». Secundo, « en visant l'iPhone, le fabricant s'est un peu trompé d'adversaire et s'est attaqué à un terminal qu'il ne pouvait pas rattraper (environ 400 000 iPhone sont commercialisés tous les mois) ». Tertio, « pour la vente d'un terminal de ce type, ce sont les applications tierces qui comptent. Or App Catalog, la place de marché de Palm, a connu quelques difficultés à ses débuts : elle hébergeait très peu d'applications ».

 

Il reste à Palm « sa marque », tempère le consultant. Mais « sa notoriété est plus importante aux États-Unis qu'en Europe. Et elle est plus faible sur le marché grand public, où la concurrence est la plus rude ». Sans rachat, point de salut ? HTC, Lenovo, Huawei, ZTE et RIM sont déjà considérés comme de possibles acquéreurs. Reste une question de taille, selon Basile Carle : « Pourquoi racheter Palm ? Pour quoi faire ? »

 

Christophe Dutheil

 

 

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