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L'Usine Matières premières

A Saint-Martin et Saint-Barthélemy, les gravats et déchets provoqués par Irma sont entre de bonnes mains

Olivier Cognasse ,

Publié le , mis à jour le 13/09/2017 À 11H07

A la suite de l’ouragan Irma qui a dévasté les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélémy, la question de la gestion des déchets se pose. Les entreprises chargées de leur gestion n’ont pas perdu de temps. 

A Saint-Martin et Saint-Barthélemy, les gravats et déchets provoqués par Irma sont entre de bonnes mains
l'usine de traitement des déchets de Tiru à Saint-Barthélemy
© TIRU

Après l’ouragan Irma, des milliers de tonnes de déchets verts, mais surtout des restes de construction, jonchent le sol des deux îles Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Deux entreprises gèrent habituellement les déchets ménagers et les autres. Elles vont redoubler d’efforts pour répondre au plus vite au défi qu’il leur est imposé.

A Saint-Barthélemy, Tiru, filiale de Dalkia (groupe EDF) gère la totalité des déchets de l’île. A Saint-Martin, c’est une entreprise locale, Verde-SXM qui assure l’ensemble de la gestion. Leurs installations ne semblent pas avoir trop souffert, hormis le matériel de travaux publics qui tombe en panne à Saint-Martin, pour avoir subi l’attaque du sel et du sable. D’autres machines arrivent de Guadeloupe pour éviter les ruptures d’activité.

A Saint-Martin, les installations prêtes dès demain

Mais dès mercredi 13 septembre, le traitement des déchets reprendra sur cette île. "Habituellement, nous traitons 25 000 tonnes à 30 000 tonnes avec deux outils qui n’ont pas trop souffert. Certains toits ont été arrachés comme après chaque cyclone et on a quand même retrouvé un hangar dans un champ, prévient Patrick Villemin, le président de l’entreprise Verde-SXM créée en 2006. "A l’époque il y avait des décharges qui brûlaient en permanence."

La société possède un centre de stockage des déchets ménagers et un écosite de valorisation et recyclage. Ce dernier permet de trier et préparer l’envoi des différents déchets (huiles, cartons, métaux, …)  vers la France métropolitaine ou l’Asie. Un atelier est destiné aux véhicules hors d’usage. Le verre est transformé en sable et gravier, les déchets verts broyés pour devenir du compost. Les installations seront prêtes à repartir dès aujourd'hui.

"Il y a trois ans, à la suite du dernier cyclone, Gonzalo (en 2014 ndlr) la collecte des déchets s’était mal passée, se rappelle Patrick Villemin. Cette fois-ci des zones temporaires pour déposer les déchets ont déjà été mises en place. Nous reprendrons demain avec les déchets ménagers, puis les déchets des espaces verts. On aura sans doute du compost pour les dix prochaines années." Pour les gravats, les centres opérationnels de Saint-Martin et de Guadeloupe ont récupéré des broyeurs qui permettent d’extraire du gravier fin et du sable. Le reste sera expédié vers des centres pour être stocké. Pour les déchets d’espaces verts, le tonnage annuel en période normale est de 4500 tonnes.  Après Gonzalo, il avait fallu traiter 2500 tonnes supplémentaires. Là, on peut s’attendre au moins au double.

A Saint-Barthélemy, les usines de déchets et de dessalement opérationnelles aujourd’hui

A Saint-Barthélemy, la société Tiru en charge depuis 2000 de la gestion des déchets (contrat renouvelé en DSP en 2016) gère 20 000 tonnes par an dont la moitié est incinérée. Le reste est trié et envoyé par bateaux vers les Etats-Unis, la France métropolitaine. "Notre usine est très peu endommagée, car elle est faite pour résister à des vents de 250 km/h, précise Stéphane Bertrand, directeur régional de Tiru en charge de l’île. On peut donc repartir de suite, après avoir vérifié l’état des installations. Nous redémarrons l’activité aujourd’hui (mardi 12 septembre ndlr) de notre incinérateur qui produit l’énergie pour faire fonctionner l’usine de dessalement gérée par Veolia et donc rétablir l’approvisionnement en eau potable."

Deux plates-formes ont été mises en place par les autorités pour les déchets verts et pour les débris liés aux destructions de maisons. Les déchets verts seront broyés puis incinérés. Un site est en construction pour les déchets non ménagers et sera opérationnel début 2018 pour trier bois, verre, ferraille,… Mais beaucoup de déchets de bâtiments finiront en décharge.

"Les collectivités, entreprises et populations ont été extrêmement mobilisées pour déblayer les routes. L’aéroport est dégagé, prévient Stéphane Bertrand. Et nous sommes dans une période touristique calme, ce qui nous permettra d’absorber ce surplus de déchets en faisant tourner nos unités à 100% pendant quelques mois." Et l’entreprise Tiru a été épargnée sur le plan humain. "Nous ne déplorons aucun blessé. Par contre des salariés sont affectés par la destruction de leur maison. Dans une seconde phase, nous ferons sans doute venir des techniciens depuis la métropole."

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