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A quoi va vraiment servir l’IRT SystemX ?

Aurélie Barbaux , , , ,

Publié le

Inauguré le 21 février 2013 sur le campus Paris-Saclay, l’Institut de recherche téchnologique SystemX est en ordre de marche. Mais chaque partie prenante ayant une vision différente de sa vocation et des ses objectifs, on peut s’interroger sur son avenir.

A quoi va vraiment servir l’IRT SystemX ? © Roche

Les entreprises citées

Impossible de ne pas s’interroger sur les vocations de l’institut de recherche technologique (IRT)  SystemX. Inauguré officiellement le 21 février 2013 dans les locaux du laboratoire Nanoinnov du  CEA sur le campus Paris- Saclay, l’IRT est en ordre de marche. "Une première mondiale", affirme Jean-Luc Beylat, président du pôle Systematic, à l’origine du projet. De fait, les IRT (5 sont lancés sur les 8 projets retenus par les investissements d’avenir) sont des structures uniquement basées sur la recherche publique-privé mutualisée. Comprenez que l’Etat n’investit 1 euro (en subvention), que si les entreprises investissent la même somme. Une logique, celle des investissements d’avenir, inédite en France, en matière de structure physique de recherche surtout. D’où la difficulté de monter les projets et d’assurer la pérennité du système dans le temps.

SystemX a fini par y arriver. Labélisé le 1er février 2012, lancé officiellement le 21 aout, l’IRT a signé le 22 octobre 2012 sa convention opérationnelle avec l’ANR (agence nationale de la recherche, qui gère l’argent des Investissements  d’avenir pour ce type de projet), pour un emménagement dans ses nouveaux locaux début janvier 2013 et une inauguration officielle, donc, le 21 février.

Recherche amont ou proche du marché ? 

Mais, lors d’un déjeuner avec la presse, petit malaise lorsqu’il s’agit de définir les objectifs de l’IRT. Alors que Jean-Luc Beylat  tente d’expliquer que l’IRT a pour vocation de mener des recherches plus amont que ceux menés dans les pôles "l’IRT est là pour créer de la valeur, pas des brevets sur étagère", Alban Chmutz, directeur de la stratégie d’OVH, et porteur d’un des premiers projet de l’IRT, explique lui que "l’intérêt de l’IRT est au contraire d’être plus près du marché" ! On y perd son logiciel.

Heureusement Pascal Cléré, président de SystemX pour 3 ans, mais surtout, directeur de la division solutions d’information du groupe Alstom Transport, met tout le monde d’accord. L’intérêt de l’IRT c’est de rassembler des chercheurs au même endroit pour favoriser les échanges. L’Effet machine à Café.  Pour son groupe, l’IRT sera le lieu partagé avec des experts de Renault, Cap Gemini, PSAValeo, Cassidian

Sauf que l’IRT est en fait installé sur trois sites : Saclay, Paris (laboratoire ICT Labs) et Buyères-le Chatel (Teratec). Et que dans ce dernier site, les projets se jouent plutôt en binômes (BULL -CEA), que sur un mode vraiment collaboratif. D’ailleurs, le projet d’OVH, ESI Groupe-Centrale Paris d’algorithmie parallèle et technologie d’accès à distance (au passage franchement concurrent du projet d’entreprise Numinov porté par BULL et financé aussi par les investissements d’avenir mais dans un autre programme !), sera lui mené à Sacaly.  On risque d’y perdre- un peu - en intensité d’échanges.

Maintenir la flamme des industriels

Pourtant, c’est bien la capacité à construire entre industriels des normes, des référentiels et des bases logicielles suffisamment fortes pour s’imposer aussi à l’international, que repose l’avenir de l’IRT. Car pour Eric Perrin-Pelletier, le Directeur général de l’IRT SystemX avec un mandat de 3 ans,  il aura réussi sa mission s’il arrive à faire réinvestir les 35 industriels (sur 44 partenaires) qui ont signé le contrat de l’IRT pour la période 2013-2015. De ce renouvellement dépend  le déblocage de la suite des fonds des investissements d’avenir (336 millions d’euros au total sur 10 ans, dont 90 versés pour la première période) et donc l’avenir de l’IRT.

Et si, contrairement à l’IRT’ Jules Vernes, à Nantes dédié aux matériaux du futurs, SystemX  ne s’est pas fixé d’objectif de dépôts de brevets, de création de start-up ou de création d ‘emplois, il a une mission tout aussi difficile à tenir : jouer un  rôle d’attractivité du territoire. "L’Objectif est que l’IRT, par ses compétences, attire les entreprises à venir travailler à côté", explique Eric Perrin-Pelletier. En clair, de participer au  développement du pôle de Saclay, que les politiques rêvent en Silicon valley française. Mais les entreprises ne s’y bousculent pas.  A côté, lancer 15 projets de R&D,  un programme de formation dédié à l’ingénierie système, et rassembler 210 chercheurs d’ici à 2015, sont des objectifs faciles à tenir.

Aurélie Barbaux

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