A Quimper, Girex-Mazal va mal

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L’usine quimpéroise (Finistère) n’est pas au bout de ses peines. Après la vague de licenciements qui a touché une trentaine de salariés en 2008, le fabricant et conditionneur de médicaments est sous le coup d’une procédure de sauvegarde avalisée hier par le tribunal de commerce de Versailles. Le redressement judiciaire est donc évité, mais l’entreprise se voit opposer un ultimatum : sous le contrôle d’un mandataire judiciaire, la direction du groupe indien Wockhardt, qui détient Girex-Mazal depuis 2007, dispose d’un délai de six mois pour présenter un plan de réorganisation.

Les déboires se sont multipliés ces dernières années. Avec les déremboursements consécutifs du Veinamitol et de l’ART 50 (complet pour le premier, partiel pour le second), le chiffre d’affaires de l’entreprise a littéralement fondu, s’établissant à 26 millions d’euros en 2009 contre 47 millions trois ans plus tôt.

Une explication que les représentants syndicaux interprètent comme la partie émergée de l’iceberg. « Quand on a conclu le plan social, Worckhardt nous avait promis de diversifier la production. Or, rien n’a été fait », accuse Pierre Quéau, secrétaire CFDT du comité d'entreprise. Plutôt que de répartir les risques en se positionnant sur d’autres créneaux (cosmétique, agroalimentaire…), la direction se serait donc réfugiée dans l’inertie.

Le plan de sauvegarde ouvrira-t-il la porte à un changement de cap ? Rien n’est moins sûr selon Pierre Quéau, qui soupçonne le groupe Wockhardt d’avoir des velléités de délocalisation. « Quand l’entreprise envoie en Inde 1,2 tonne de matières premières, pour soi-disant en analyser la qualité, je ne suis pas dupe, un échantillon de 250 g suffirait », avance-t-il.

Sur les sites de Girex et Mazal, la mauvaise santé de l’entreprise a nourri de profondes inquiétudes. Les 170 salariés pourront peut-être bénéficier d’une cellule psychologique dont la mise en place a été demandée auprès de la direction par les représentants du personnel.

Marie Herbet

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