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L'Usine Santé

A Quetigny, l’usine du Plavix de Sanofi va changer de mains

Gaëlle Fleitour , , , ,

Publié le

Le premier groupe pharmaceutique français s’apprête à céder son usine de Quetigny au façonnier Delpharm. Elle fabriquait notamment le Plavix, son anticoagulant phare, qui a perdu son brevet récemment.

A Quetigny, l’usine du Plavix de Sanofi va changer de mains © Wikimedia Commons user Trounce

L’usine de Quetigny (Côte-d’Or) s’apprête à changer de mains. Le groupe pharmaceutique Sanofi vient d’annoncer qu’il comptait céder ce site de 350 salariés au façonnier Delpharm. Il s’agit de la première collaboration entre Sanofi et ce spécialiste français de la production de médicaments en sous-traitance, déjà propriétaire de neuf usines.

Delpharm s’engage à garder tous les salariés

Si la cession - dont le processus d’information-consultation démarre - est confirmée, Delpharm s’engagerait à reprendre tous les salariés de Quetigny, mais aussi à lancer "un programme d’investissements significatif destiné à renforcer les capacités de production du site", indiquent les deux entreprises, sans dévoiler le montant en question. En contrepartie, Sanofi s’engage dans un contrat de façonnage avec Delpharm pour au moins sept ans. Charge au sous-traitant de trouver de nouveaux clients en parallèle.

Un site spécialisé dans la fabrication d’injectables et du Plavix

L’opération permettra à Delpharm de "consolider nos capacités notamment dans l’activité injectables dans laquelle nous souhaitons nous renforcer", indique son président Sébastien Aguettant. Opérationnel depuis 1968, le site dispose d’une double activité de production de médicaments sous formes sèches et injectables.

Sanofi avait régulièrement investi pour renforcer ses lignes de production d’ampoules stérilisées et augmenter sa productivité. En 2002, il avait notamment injecté 21 millions d’euros pour accueillir la production de deux médicaments phares : l’anticoagulant Plavix, un des traitements les plus vendus au monde, et le somnifère Stilnox.

Problème, le brevet du Plavix a expiré en 2012, suscitant l’arrivée de concurrents génériques moins chers et donc une chute des ventes de l’anticoagulant. Il y a un an, le géant pharmaceutique américain Pfizer avait connu la même situation avec la perte du brevet du célèbre Viagra : il s’était résolu à céder l’usine qui le fabriquait, située à Amboise (Indre-et-Loire) au façonnier français Fareva.

Pour les syndicats, la première étape d’un désengagement de Sanofi

Mais les syndicats de Sanofi, interrogés par l’AFP, craignent que Quetigny ne "soit le premier parmi d'autres" sites industriels à être vendu. La révélation cet été d’un plan interne, appelé Phoenix et prévoyant la vente de 200 médicaments "matures" et un désengagement industriel de Sanofi en Europe, a fait courir des rumeurs de cessions de trois sites français : Compiègne (Oise), Amilly (Loiret) et Quetigny.

Un projet que ne confirme pas Chris Viehbacher, le PDG de Sanofi. "Nous menons évidemment en permanence une réflexion sur notre portefeuille, indiquait-il il y a quelques jours dans une interview au Figaro. (...) Pour l’instant, ce sont des réflexions, il n’y a rien de concret."

Gaëlle Fleitour

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