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L'Usine Santé

A quelques semaines du PLFSS, le Leem dresse l'état des lieux de l'industrie pharma

Astrid Gouzik , ,

Publié le

"Un retour de la croissance en trompe-l'oeil". Alors que le marché pharmaceutique français renoue avec la croissance, les entreprises du médicament (Leem) auraient dû se réjouir. Pourtant à quelques semaines de la présentation du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2018, le syndicat de l'industrie pharmaceutique préfère rester sur la réserve... 

A quelques semaines du PLFSS, le Leem dresse l'état des lieux de l'industrie pharma © Pathéon

"Une régulation comptable court-termiste qui brise la dynamique économique". Une nouvelle fois, le Leem (le syndicat des entreprises du médicament) ne mâche pas ses mots pour expliquer la morosité du secteur pharmaceutique français. Et c’est encore le gouvernement et les mécanismes de régulation et de fixation des prix qui se trouvent dans son viseur. En effet, ce mardi 5 septembre, le syndicat publiait le bilan économique 2017 des entreprises du médicament.

Exercice incontournable à quelques semaines de la présentation du PLFSS (projet de loi de financement de la sécurité sociale) 2018. Alors qu’il doit être actuellement en cours d’écriture, le Leem en profite pour faire part de ses doléances au nouveau gouvernement dont il attend "une politique de rupture". "Des arbitrages devront avoir lieu à l’occasion du PLFSS 2018 pour redonner des marges de croissance au secteur, renouer avec la tradition d’accueil des produits innovants et rendre l’innovation thérapeutique accessible à tous", argue le Leem dans un communiqué de presse.

En bas du classement européen

Car le bilan publié par les entreprises du médicament est en demi-teinte. Le secteur renoue avec la croissance (+3%) mais ne parvient pas à rattraper son retard sur ses voisins européens. Et le marché pharmaceutique français demeure en bas du classement européen avec l’Espagne. Au niveau mondial, les perspectives ne semblent pas franchement plus réjouissantes : la France voit sa part de marché reculer de 2,2 points en dix ans (passant de 5,6% en 2006 à 3,4% en 2016).

Et face aux diverses polémiques sur les prix des médicaments, le Leem a également tenu à faire une mise au point. "Alors que le coût de la vie augmente de manière continue, le prix des médicaments de ville ne cesse de reculer. Entre 1990 et 2015, l’indice du coût de la vie a augmenté de 48,4 % tandis que celui des prix publics des médicaments (remboursables et non remboursables) a diminué de 27,9 % sur la même période", explique le syndicat. Et de citer une étude menée par le CEPS démontrant que les prix français sont, dans la moitié des cas, inférieurs aux plus bas prix européens des 5 marchés comparables. Et pour 93 % des produits, ils sont inférieurs à la moyenne des cinq pays.

"Tourner la page de la politique de régulation-rabot"

Selon le Leem, cette pression sur les prix expliquerait en partie le fait que la France peine de plus en plus à attirer des produits innovants. En juin dernier, il avait déjà fait le constat que la France peinait à attirer la production de médicaments biologiques. Entre 2012 et 2016, sur les 76 autorisations de mise sur le marché (AMM) délivrées par l’Agence européenne du médicament (EMA) pour des médicaments biologiques, seuls 5 médicaments sont produits en France, contre 21 en Allemagne, ou 12 en Italie. Et dans le même temps, Depuis 2010, les investissements sur les sites de production de médicaments biologiques ont enregistré une baisse de 20 %. Le Leem évoquait alors un secteur profondément fragilisé par "un quinquennat marqué par l’instabilité des décisions politiques, l’empilement des normes administratives, la sur-transposition de directives européennes en droit interne et le poids disproportionné des mesures de régulation pesant sur le médicament et de la fiscalité".

"Tourner la page de cette politique de régulation-rabot n’est pas un souhait, c’est un impératif", souligne Patrick Errard, président du Leem, cité dans un communiqué. A bon entendeur…

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