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A peine repris, les forages de gaz de schiste interrompus par des mini-séismes au Royaume-Uni

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Vu sur le web Après sept ans d’arrêt, la société britannique Cuadrilla, qui exploite le gaz de schiste, avait annoncé début octobre reprendre la fracturation hydraulique dans le Lancashire, au nord-ouest de l'Angleterre. Mais une succession de mini-séismes l'a conduite à suspendre temporairement l’exploration.

A peine repris, les forages de gaz de schiste interrompus par des mini-séismes au Royaume-Uni
Cuadrilla a repris mi-octobre la fracturation hydraulique dans le Lancashire, au nord-ouest de l'Angleterre.
© Cuadrilla Resources

Sept ans après sa première expérience de fracturation d'un puits, qui avait provoqué des séismes, déclenché des manifestations et débouché sur une révision de la réglementation britannique, la société britannique Cuadrilla Resources, qui exploite le gaz de schiste, avait bon espoir de pouvoir reprendre la fracturation hydraulique au Royaume-Uni. Depuis la mi-octobre, c’était chose faite dans le Lancashire, au nord-ouest de l'Angleterre.

Problème, plusieurs mini-séismes - avec notamment des magnitudes respectives de 0,3, 0,76 et 1,1 sur l’échelle de Richter les 25, 26 et 29 octobre - ont été déclenchés par ses opérations, alors que ses équipes étaient en pleine exploration à Little Plumpton, dans le Lancashire, a expliqué l’entreprise dans des communiqués successifs.

 

Une réglementation trop contraignante selon Cuadrilla

Obligé d’alerter le public en raison du système d’alerte mis en place outre-Manche par le British Geological Survey, le directeur général de Cuadrilla, Francis Egan, s'est plaint auprès du Times d'avoir été conduit à traiter ces secousses "comme un événement majeur, aggravant ainsi l'inquiétude du public", alors que ces niveaux, imperceptibles à la surface (en dessous d’une magnitude de 3,5, le séisme est non ressenti, mais enregistré par les sismographes selon le CEA) restaient "très loin de quoi que ce soit pouvant causer des dommages ou des préjudices", et appelle déjà à revoir la réglementation britannique.

 

 

“Selon les premières indications, ces événements sismiques ont été provoqués par des opérations de fracturation hydraulique sur le site”, a néanmoins reconnu l'Autorité britannique du pétrole et du gaz (OGA) dans un communiqué. Lors des deux dernières secousses, en raison de leur magnitude supérieure à 0,5, l’entreprise a donc été contrainte de stopper la fracturation hydraulique durant dix-huit heures. Pourtant, "en moyenne, environ 8 000 micro-événements sismiques sont détectés dans le monde tous les jours et très rarement rapportés dans les médias, minimise Cuadrilla Resources dans un de ses communiqués.(…) Ce sont vraiment des mouvements minuscules et, sans la surveillance sophistiquée en place, ils ne seraient probablement pas détectés."

Controversé, le procédé de la fracture hydraulique consiste à fracturer des roches dans les profondeurs, au moyen d'un mélange d'eau, de sable et de produits chimiques, afin de faciliter l'écoulement des hydrocarbures contenus dans le schiste. Elle est toujours interdite en Allemagne, en France et dans plusieurs autres pays d'Europe.

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1 commentaire

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31/10/2018 - 10h04 -

Cuadrilla Resources à raison de se plaindre ? Les anglais devraient être un peu patients et attendre des secousses de magnitude 8 ou 12 pour pouvoir envisager d'arrêter .........le massacre !
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