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L'Usine Energie

A Oman, GDF-Suez déploie son énergie

Olivier Cognasse , , , ,

Publié le

Reportage L’inauguration de la centrale à gaz Barka 3, au nord d’Oman, renforce encore la présence de GDF Suez dans la production d’électricité et le dessalement pour les pays du Golfe. 

A Oman, GDF-Suez déploie son énergie © Olivier Cognasse - L'Usine Nouvelle

Des pluies torrentielles se sont abattues sur le Sultanat d’Oman, le mercredi 26 mars, jour de l’inauguration de Barka 3, la dernière centrale thermique sortie de terre. Sous le chapiteau où se succèdent discours, lectures du coran, poèmes et musiques, des seaux placés sous les gouttières jouent les percussions au rythme des averses, tandis que le vent balaye la toile. Un paradoxe dans ce pays qui manque d’eau. "Il pleut deux ou trois jours par an", confirme un expatrié en poste à Mascate, la capitale d’Oman.

Les intempéries n’ont pas arrêté la cérémonie dédiée à la centrale électrique à cycle combiné gaz de 744 MW. Ses trois turbines à gaz tournent depuis plusieurs mois au bord du Golfe d’Oman, à moins d’une heure au nord de la capitale. Un technicien présent sur le site explique qu’avec une température aussi douce (23 °C), "elle peut même produire jusqu’à 850 MW. Davantage d’air entre et entraîne davantage les turbines." Deux énormes réservoirs de gazole permettent également de maintenir la production électrique pendant cinq jours en cas de panne. Cette usine ne demande la présence que de trois personnes en permanence, deux dans la salle de contrôle et l’autre sur le site.

Sécuriser l’approvisionnement en électricité

Le Sultanat d’Oman, ce pays situé au sud de l’Arabie Saoudite et à l’est du Yémen dans la péninsule arabique, compte un peu moins de 4 millions d’habitants, dont 1,7 million d’expatriés, sur une superficie de 309 500 km². Il veut améliorer sa sécurité en matière d’approvisionnement énergétique. L’objectif est d’atteindre 8 109 MW de capacités électriques en 2019 au rythme d’une croissance de 9 % par an.

GDF Suez est bien placé sur ce marché. Il est présent sur six centrales en opération qui totalisent 3,7 GW, soit 65 % de la capacité totale du pays. Le français exploite ses centrales via Stomo, sa filiale à 70 %. L’électricité produite est vendue à la société d’électricité et d’eau du sultanat d’Oman (Oman Power and Water Procurement Company) via un contrat d’achat d’énergie conclu pour 15 ans. Aujourd’hui, l’énergéticien français est temporairement bloqué dans le pays. Avec Barka 3, la centrale électrique à cycle combiné gaz de 744 MW, il a atteint les quotas maximums imposés.

Céder une partie du capital

A Oman, il détient 80 % des parts de marchés en grosse capacité. Plus largement, GDF Suez est le premier producteur d’électricité et de dessalement dans le Conseil de coopération du Golfe (CCG), sorte d’Union européenne "light" qui regroupe l’Arabie Saoudite, Bahreïn, les Emirats Arabes Unis, le Koweït, Oman et le Qatar. Le groupe a développé 27 GW de capacités électriques depuis 1994, soit 60 % des capacités attribuées par appels d’offres et 23 projets sur 39.

Johan Van Kerrebroeck, vice-président de GDF Suez pour Oman, Qatar et Arabie Saoudite, assure que "le succès de GDF Suez est aussi une bataille sur les prix. Ce sont des victoires en consortium, où nous sommes toujours en position de leader avec 30 à 40 % en moyenne des parts sur les centrales." Sur Barka 3, l’énergéticien français détient 46 % des parts, mais il devra bientôt, tout comme ses partenaires, céder une partie du capital suite aux engagements pris lors de la signature du contrat. 35 % des actions seront proposées à la vente d’ici à mai 2014. De quoi permettre à GDF Suez de redescendre sous la limite des quotas. Et donc de prendre de nouveaux contrats.

Olivier Cognasse à Mascate (Oman)

"Diversifier les risques pays", préconise Willem Van Twembeke, directeur général adjoint de GDF Suez en charge de la branche Energy International

L'Usine Nouvelle - Quelle est votre feuille de route à l’international ?

Willem Van Twembeke - Etre présent dans plusieurs pays pour diversifier le risque pays. Quand on choisit un nouveau pays, il faut qu’il réponde à plusieurs critères : la possibilité d’avoir un développement sur le long terme, la présence d’institutions fiables et d’un Etat de droit, la volonté de travailler avec nous.

Quels nouveaux pays regardez-vous ?

Nous sommes présents dans 30 pays et nous avons beaucoup d’options de croissance. Oman est un bon exemple. Nous connaissons le pays, les autorités, et nous sommes bien placés pour participer aux prochains contrats. En Amérique du Sud, nous regardons la Colombie. Les Philippines avec leurs 100 millions d’habitants nous intéressent. Nous avons essayé de rentrer au Vietnam. Les négociations sont difficiles, mais je n’ai pas perdu espoir. En Afrique de l’Est, nous regardons un projet au Kenya.  Nous suivons de près la Tanzanie et le Mozambique.

Comment faites-vous valider vos choix au sein du groupe ?

Tous les dossiers passent par Gérard Mestrallet, mais avant nous travaillons avec le comité d’investissement.

 

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