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L'Usine de l'Energie

A Newcastle, Technip fait basculer son outil productif dans une nouvelle dimension

Elodie Vallerey , ,

Publié le

Reportage Le géant français de l'ingénierie parapétrolière Technip a inauguré, le 22 mai, à Newcastle (Royaume-Uni), ses nouvelles installations pour l'assemblage d'ombilicaux. Une impressionnante machine de 58 mètres qui assemble en spirale. Elle est censée permettre à Technip de répondre aux défis de plus en plus extrêmes à laquelle est confrontée l'exploitation sous-marine d'hydrocarbures.

A Newcastle, Technip fait basculer son outil productif dans une nouvelle dimension © Mike Smith - Technip

Sur le site de Technip Umbilicals, près de Newcastle, dans le nord-est de l’Angleterre, une nouvelle tour de 64 mètres est récemment sortie de terre sur les berges de la Tyne, le fleuve qui se jette non loin des champs pétrolifères de la Mer du Nord.

A l’intérieur, le spécialiste français des services parapétroliers cache un investissement qui va faire basculer son outil productif dans une nouvelle dimension. Une machine flambant neuve, aux allures de grande tour infernale, pour assembler ses ombilicaux de tubes d’acier. Ces conduits truffés de canalisations hydrauliques, câbles électriques et autres fibres optiques sont utilisés dans l’industrie pétrolière pour le contrôle des installations sous-marines.

 

 

Dantesque, la machine d’assemblage vertical en spirale (VHMA) l’est par ses 58 mètres de hauteur, ses quinze de large et ses dix étages. Pour Technip, ce sont surtout les 18 dévidoirs et 18 fileurs installés sur le manège à sa base qui constituent une véritable innovation. Douze de plus que sur le site de Houston, aux Etats-Unis, l’autre grande usine d'ombilicaux du groupe. Et la possibilité de restreindre à une seule "passe" l’assemblage des conduites, pour un gain de temps et une optimisation de la production.

Devant le "Kraken" d’acier, le directeur – français – de l’usine de Newcastle exulte en détaillant les qualités de ce "cadeau", unique dans l’industrie parapétrolière.  "Les demandes de nos clients évoluent, il est nécessaire de s’adapter, justifie Jean-Louis Rostaing, citant les "champs de plus en plus profonds à atteindre", des "distances de plus en plus longues" de la côte jusqu’aux plate-formes offshore, des "environnements de plus en plus difficiles".

 

L’industrie du subsea, le segment d’exploitation offshore des hydrocarbures, aime à dire des ombilicaux qu’ils sont le "lien critique" entre les unités de production flottantes et les fonds marins. A Newcastle, tressés dans leur machine infernale, les conduites expérimentent déjà le "stress" qu’elles subiront dans les grandes profondeurs du Golfe du Mexique, de l’Afrique de l’ouest, ou les différences de pression de l’Atlantique nord.

Sur le manège, dans un mouvement continu de rotation en spirale - quatre équipes se relaient pour une production sans interruption -, les 600 tonnes des 18 dévidoirs de composants "nobles" (tubes d’acier, câbles, fibres optiques) et 18 fileurs de composants secondaires destinés à compléter la conduite sous-marine déroulent leurs fils pour assembler l’ombilical à la verticale.

A chacun des dix étages de l’échafaudage, des opérateurs de Technip contrôlent l’assemblage grâce à des mesures laser et infrarouges, vérifient la tension dans les composants par WiFi. Une fois terminé, l’ombilical est enroulé sur une bobine ou stocké sur un carrousel, avant d'être gainé, si besoin, de plastique.

 

La VHMA, conçue et développée par Technip en relation avec le brésilien Brastec, n'a encore assemblé que six kilomètres d'ombilicaux, une commande pour le géant américain Chevron qui a fait office de test. Technip se refuse à quantifier l'investissement mené à Newcastle, mais parle de 500 millions d'euros en moyenne investis chaque année sur ses sites de production depuis trois ans.

Assemblés à quelques encablures des rivages de la Mer du Nord, les ombilicaux de Newcastle sont surtout destinés à de plus lointains voyages à bord de la flotte de Technip. Direction les grandes profondeurs du Golfe du Mexique et de la côte ouest africaine.

Elodie Vallerey, à Newcastle

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