A Micronora, une unité autonome de production pour faire entrer les PME dans l’industrie 4.0

Organisé du 25 au 28 septembre à Besançon, le salon Micronora présente une unité autonome de production reliant usinage de précision, fabrication additive et contrôle grâce à un logiciel de supervision et un cobot mobile. Un moyen de montrer aux PME qu’elles peuvent facilement faire un premier pas dans l’industrie 4.0.

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A Micronora, une unité autonome de production pour faire entrer les PME dans l’industrie 4.0
Avec cette Unité Autonome de Production, Micronora veut montrer aux PME comment l’internet des objets permet de relier la conception, l’usinage et le contrôle.

La problématique de l’entrée des PME dans l’industrie 4.0 préoccupe décidément toute l’industrie. Une semaine après l’annonce par le gouvernement de mesures visant à soutenir les investissements des PME dans les technologies de l’usine connectée, le salon dédié aux microtechniques Micronora veut aussi les pousser en ce sens. Organisé du 25 au 28 septembre à Besançon (Bourgogne-Franche-Comté), Micronora présente une unité autonome de production (UAP) en fonctionnement afin de montrer aux PME comment elles peuvent intégrer des outils robotiques et numériques dans leurs ateliers.

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"Pour créer cette UAP, nous avons pris un simple atelier de micromécanique et nous y avons introduit des solutions de connectivité pour relier les différents postes entre eux, explique Michel Froelicher, vice-président de Micronora. Cela donne un cas d’école qui permet aux PME de voir qu’elles peuvent faire un premier pas dans l’industrie 4.0 sans tout chambouler."

S’affranchir de tout positionnement au sol

Positionnés en cercle, se succèdent dans cette UAP une machine d’usinage (Willemin Macodel) qui réalise la partie métal de la pièce produite en démonstration, un poste de contrôle optique (Alicona) pour vérifier le dimensionnel et la rugosité, une imprimante 3D (Frenchmakers) pour la réalisation de la partie polymère, une machine de marquage (Laser Cheval) et un plateau équipé d’un cobot (ABB) pour l’assemblage final.

Entre ces différents postes, le parcours de la pièce est assuré par un robot mobile (Stäubli). "Le robot mobile ne va pas vite car il considère qu’il doit se repositionner à chaque fois, souligne Michel Froelicher. Nous avons fait ce choix pour montrer qu’il est possible de s’affranchir de tout positionnement au sol." Ne pas donner au robot un parcours préétabli montre bien la flexibilité de l'installation. L’ensemble des mouvements de ce robot mobile est supervisé par le logiciel Kactus, développé par la start-up locale MC Robotics.

Une "usine idéale" à plus d’un million d’euros

"Les grands groupes ont souvent automatisé leur process en investissement dans des convoyeurs et des solutions robotisées de Pick and Place [placement des pièces], pointe Michel Froelicher. Or ces outils sont coûteux et pas assez flexibles pour une PME ayant une visibilité à trois mois sur son carnet de commandes." Cette problématique est d’autant plus vraie dans le domaine de la micromécanique. "Les PME spécialisées dans les microtechniques sont particulièrement petites, avec souvent moins de 50 salariés, et produisent de toutes petites séries", complète Daniel Courjon, secrétaire adjoint de Micronora.

"Avec cette UAP, nous démontrons qu’une entreprise peut augmenter sa productivité, assurer le zéro défaut et éliminer les temps morts sans investir dans des outils rigides et coûteux", conclue Michel Froelicher. Même si cette UAP a un coût : 800 000 euros pour les machines fixes, 180 000 euros pour le robot mobile et entre 30 et 50 000 euros pour la partie logiciel. "L’ensemble revient tout de même moins cher qu’une machine-outil", argue Daniel Courjon.

Si ses créateurs assurent que cette UAP est facile à intégrer, Olivier Bourgeois, patron de la société spécialiste en découpage de haute précision R Bourgeois, est plus sceptique. "Cette UAP est l’usine idéale, confie-t-il. Même si mes usines sont modernes, il faudrait revoir l’environnement pour intégrer tous ces outils ainsi. Nous évoluons de manière plus progressive, d’abord en mettant un robot, puis en optimisant l’îlot et ainsi de suite." Cette démonstration de l’idéal pourrait tout de même aider certains frileux à franchir un premier pas.

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