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L'Usine Agro

A Mannheim, Bayer et Monsanto ne font plus qu’un

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Trois semaines après la fusion officielle des deux géants de l’agrochimie, Monsanto et Bayer, les dirigeants du groupe allemand ont partagé leur vision commune de l’agriculture de demain.

A Mannheim, Bayer et Monsanto ne font plus qu’un
Bob Rieder durant les Futures Farming Days en Allemagne
© @fleurwilkins

L’un, Liam Condon est un membre historique de Bayer et dirige aujourd’hui la division Crop Science du géant allemand, l’autre, Bob Reiter, vient de Monsanto mais occupe désormais la position de chef de la R&D de cette même division… Mardi 18 septembre à Manheim en Allemagne, ils sont, pour la première fois, ensemble sur scène pour exposer leur vision commune de l’agriculture de demain.

Pesticides, semences et data

Devant un parterre d’une centaine de journalistes, venus du  monde entier pour écouter un discours policé, les deux dirigeants mettent en avant les forces de leur nouvel empire. Le monde selon Bayer se basera donc sur les compétences de l'Allemand en matière de pesticides et sur celles de Monsanto concernant les semences, mais également l’utilisation des datas dont le géant américain s’est fait le fer de lance. "La combinaison de nos produits, des datas dont nous disposons et des services que nous offrons va nous permettre de proposer des solutions individualisées pour permettre aux agriculteurs d’augmenter leur productivité", détaille Liam Condon.


2 milliards d’euros de R&D

Sans jamais évoquer le nom de Monsanto, comme un mauvais souvenir qu’on veut effacer, le dirigeant détaille la force de frappe du nouvel empire : 35 000 salariés dont 8 000 scientifiques, une présence dans 89 pays du monde, et surtout un budget de R&D de 2 milliards de dollars. "Nous allons pouvoir travailler sur les nouvelles semences et les phytosanitaires qui leur sont adaptés et les mettre sur le marché simultanément", s’enthousiasme, de son côté, Bob Reiter sans pour autant répondre aux questions quant aux données financières attendues de ce nouveau géant. "Il est encore trop tôt pour faire des estimations" se justifie-t-il.

L’Europe, pierre d’achoppement du système Bayer

Si le système semble bien rôdé, il se heurte toutefois aux  normes européennes. "La régulation de l’UE représente l’un de nos grands challenges", confirme Liam Condon qui déplore que les mesures prises par Bruxelles ne soient pas toujours cohérentes avec les études scientifiques. Dans le viseur du dirigeant, le glyphosate bien sûr mais également l’arrêté de la Cour de Justice Européenne qui interdit l’"editing" du "molecular breeding". Cette technique, utilisée pour modifier la base spécifique d’une molécule et la rendre résistante aux maladies est, depuis cet été, considérée comme OGM. "Nous espérons que les autorités reviendront sur cette décision. Ces mesures font prendre du retard à l’Europe en terme d’innovation", conclut Bob Rieder. 

Aucun des deux spécialistes ne s’est étendu sur les techniques de biocontrôle, pourtant développées par Bayer dans son centre de R&D américain… Comme si OGM et pesticides étaient les uniques chemins vers l innovation envisagés par le nouvel ensemble.

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