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A Lorient, les entreprises sont toutes sur le pont après le succès australien de DCNS

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  Les acteurs locaux de la filière navale misent sur le contrat DCNS décroché en Australie pour renforcer leurs activités. D'ores et déjà,  l'association Bretagne Pôle Naval, évoque la possibilité d'accentuer les formations.

A Lorient, les entreprises sont toutes sur le pont après le succès australien de DCNS
Le port de Lorient, et la frégate Fremm produite pas DCNS
© DCNS

A Lorient (Morbihan), DCNS  se situe au premier plan des activités industrielles locales. Le chantier naval y emploie 2.000 salariés en CDI  et fait intervenir de l'ordre de 800 sous-traitants principalement  pour la construction de navires de surfaces mais également pour les études d'ingénierie partagées entre les projets de  bateaux comme les corvettes mais aussi la R&D des sous-marins. 

500 ingénieurs et cadres de DCNS se regroupent dans l'immeuble du port réservé aux études et à la conception. Plusieurs d'entre eux ont d'ailleurs été sollicités pour la définition du projet en Australie."On ne peut pas encore déterminer avec précision quelles seront les tâches confiées à Lorient. Mais le chantier devrait concentrer une partie des 4 millions d'heures prévues pour les études, en collaboration avec l'implantation de Cherbourg", indique-t-on à la direction de DCNS à Lorient.

La bonne nouvelle du contrat s'est  répandue sur tous les pontons du port. "Nous tablons, indique Anne-Marie Cuesta, déléguée générale du cluster Bretagne Pôle Naval qui réunit 168 entreprises, sur  une accélération des contrats dans l'ingénierie confiés par le groupe aux entreprises de proximité". 

Anticiper pour mieux former

Il lui est encore très difficile de mesurer le volume des activités qui pourraient être décrochées par les partenaires de DCNS Lorient de rang 1 ou 2, "mais il nous faut d'ores et déjà nous y préparer", continue la responsable de l'association Bretagne Pôle Naval installée à Lorient. 

Elle évoque une accélération des différentes formations "pointues" nécessaires aux sociétés d'études notamment dans le cadre des fonctions liées  à la corrosion ou aux calculs. "Nous allons beaucoup  gagner en visibilité, dit encore Anne-Marie Cuesta, ce sera plus aisé pour attirer les  jeunes et préparer les cursus. Sachant que les représentants de DCNS sont présents à notre conseil d'administration, nous pourrons avec  eux déterminer quelles sont les anticipations à prévoir  en terme de compétences et dans quel calendrier". Toujours d'après Anne-Marie Cuesta, des sociétés d'ingénierie comme Sofresid (450 salariés), Agir, pour le design de coques ou Euroscript, spécialiste notamment de la documentation technique,  auraient toutes leurs chances de s'intégrer au futur  programme australien.

Reste que les entreprises locales de la filière sont actuellement bien occupées et vont certainement devoir augmenter leurs effectifs.  DCNS à Lorient construit actuellement trois frégates pour la Marine nationale complétées par la première corvette du programme Gowind destiné à l'Egypte. 

A Brest, le chantier DCNS spécialisé dans l'entretien des sous-marins est évidemment moins concerné par le contrat en Australie.  Il  pourrait néanmoins y être associé dans le cadre de ses compétences dans la maintenance.

De notre correspondant, Stanislas du Guerny

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