A la SNCF, les drones renforcent les équipes de sécurité

Les drones, pour quoi faire ? La SNCF les utilise pour le renouvellement des voies, l’inspection ou encore la sécurité des installations. Elle a même créé un service dédié. Résultat ? Des données plus précises et collectées trois à quatre fois plus vite.

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A la SNCF, les drones renforcent les équipes de sécurité
crédits: SNCF Reseau/CAPA Pictures/Christophe Petit Tesson

Dès 2004, la SNCF s’intéresse à l’usage des drones. « Mais les technologies n’étaient pas assez matures à l’époque, raconte Nicolas Pollet, directeur du Pôle drones et expert maintenance et sécurité ferroviaire à la SNCF. Il n’y avait pas de cadre réglementaire et il fallait systématiquement demander l’autorisation. Nous sommes restés en veille jusqu’en 2011, lorsque nous avons entendu parler d’une préparation de réglementation. » En 2015, la compagnie ferroviaire conclut de ses premières expérimentations qu’il lui faut assembler les différentes briques existantes sur le marché naissant. « Entre temps, nous avons acquis les compétences qui nous ont décidé à internaliser, continue Nicolas Pollet. Nous avons créé une Business Unit dédiée à ça : le "Pôle drone" , constitué de 20 personnes et doté d’une dizaine de machines. »

Parmi les dix machines, deux drones ont été adaptés pour des cas particuliers, à l’intérieur de bâtiments par exemple. D’autres ont été achetés clé en main et d’autres construits sur mesure. La SNCF se sert des drones pour des relevés de topographie pour le renouvellement des voies, l’inspection des installations, telle que la maintenance végétation, l’inspection des toitures de train et toitures de gares, ou encore comme soutien aux équipes au sol chargées de détecter les actes de malveillance. Entre autres usages prospectifs, l’entreprise étudie aussi l’utilisation des drones pour les inventaires d’entrepôts.

Pionnière, la SNCF dispose d’une dérogation unique pour faire voler des drones construits par Delair Tech en "grande élongation", c’est-à-dire capables de voler hors vue, jusqu’à 100 km avec un poids de 15 à 25 kilogrammes. « Si vous faites le plan topographique avec un drone, le personnel qui devait avant surveiller les géomètres n’est plus utile. Des millions de point sont collectés là où l’on ne collectait que quelques milliers de points. Les données sont aussi collectées trois à quatre fois plus vite. En revanche, on a un temps de traitement des données beaucoup plus long ensuite. » D’où la part importante des personnes de la BU, deux tiers, alloués au traitement des données. L’usage des drones devrait se démocratiser, tandis que la BU devrait offrir ses services à des entreprises extérieures. Quant à l’usage des satellites, la SNCF y voit une possibilité complémentaire, qu’elle est en train de rendre opérationnelle : « Le satellite permettra de dégrossir, pour définir les zones où pourra voler le drone. Le satellite n’a pas la réactivité voulue, mais il est utile pour que l’on puisse piocher dans ses banques d’images, » conclut Nicolas Pollet.

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