A la recherche de repreneurs solides pour la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne

Les deux repreneurs de Petit-Couronne (Seine-Maritime) ne sont pas de grands acteurs du pétrole. Il faut s’assurer de leur solidité financière, primordiale pour assurer la pérennité et les investissements du vieux site industriel.

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A la recherche de repreneurs solides pour la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne
Petit-Couronne Petroplus

La longue saga de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) touche à sa fin dans un suspense haletant. Après que le raffineur Suisse se soit mis en faillite à la fin de l’année 2011, le tribunal de commerce de Rouen organise la reprise du site, repoussant à de nombreuses reprises la date limite de remise des dossiers.

Finalement, la date butoir a été fixée au 24 août. A cette date, seuls deux repreneurs ont finalisé leur dossier. Le premier est méconnu. Il s’agit du producteur et raffineur de pétrole Afandi Petroleum, situé à Hong-Kong. Le second est Netoil, basé à Dubaï et dirigé par le sulfureux homme d’affaires libano-américain Roger Tamaz.

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Sur le papier, les deux dossiers se valent. Les deux groupes s’engagent à conserver les 480 emplois encore présents sur le site. Ils se disent également prêts à investir quelques 500 millions d’euros sur le site industriel dans les cinq années à venir. Le comité d’entreprise a d’ailleurs donné son aval.

Mais le tribunal de commerce doit maintenant juger des "épaules" financières de ces deux repreneurs pour assurer la pérennité de Petit-Couronne dans un univers du raffinage européen en surcapacité chronique. D’une part, il faudra juger de la capacité des candidats à s’alimenter en pétrole à des coûts suffisamment bas. D’autre part, le tribunal vérifiera que les deux repreneurs ont la capacité d’investir dans un outil industriel compétitif. Enfin, il faut s’assurer que la dette environnementale sera supportée par le nouveau propriétaire.

Ce dernier élément a été au cœur de ce dossier de reprise. Il a même sans doute participé à éloigner certains repreneurs comme l’américain Klesch, longtemps pressenti comme le meilleur candidat. La raffinerie construite à la fin des années 20, traine une dette de dépollution des sols d’au moins 150 millions d’euros. Elle sera à la charge du futur propriétaire du site.

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