A l’université d'été du Medef, Thierry Mandon affirme aussi le tournant social-libéral  

Plus discret que le Premier ministre, il y a avait, mercredi 27 août, à l’université d’été du Medef, un autre membre du gouvernement pour témoigner de sa nouvelle logique. Elle bouscule aussi la démarche en matière de réforme de l’Etat.

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A l’université d'été du Medef, Thierry Mandon affirme aussi le tournant social-libéral  

Ce n’est ni sous la tente de la plénière, ni dans le discours de Manuel Valls que résidait la principale information de cette première journée des universités d’été du Medef. Pour prendre conscience du volontarisme social-libéral de la nouvelle équipe, il fallait se rendre dans l’amphithéâtre Bouleau où le secrétaire d’Etat de la réforme de l’Etat et de la simplification, Thierry Mandon, était invité à débattre. Car si Manuel Valls n’a fait que confirmer des orientations budgétaires et fiscales déjà connues dans des termes qui valorisaient l’entreprise et le rôle des chefs d’entreprise, le ministre de la réforme de l’Etat a détaillé sa feuille de route et les chantiers sur lesquels il travaille.

Il s’agit d’un nouveau mode de réforme de l’Etat. "Jusqu’à maintenant on a cherché à faire pour moins cher ce que l’on faisait déjà. Nous avons une nouvelle logique qui consiste à revoir les missions. Nous listons toutes les sphères d’interventions de l’Etat, transport, logement … pour déterminer à qui les confier : l’Etat, les collectivités locales ou le marché." Oui, vous avez bien entendu : "le marché". Il semble ne pas y avoir de tabou pour ce ministre, président du Génopole d’Evry et très lié, par ailleurs, à Arnaud Montebourg. Ses services sont au travail et le rapport sera rendu en janvier 2015 au cours d’un séminaire gouvernemental qui validera les options proposées. Une démarche sans soute nécessaire face aux relatifs échecs de la RGPP (sous l’ère Sarkozy) puis du CIMAP (comité interministériel pour la modernisation de l’action publique) qui procédait essentiellement par coup de rabots sucessifs peu efficaces et frustrants pour les fonctionnaires.

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"La fabrique de la loi"

Au-delà de ce projet, Thierry Mandon entend mettre fin à l’inflation de complexité législative en attaquant le problème à la racine. Il a finalisé un projet de loi sur "la fabrique de la loi". Le principe est de faire expertiser toute nouvelle loi par un conseil indépendant qui évalue son impact en matière de complexité et de coûts associés pour les entreprises avec l’idée de les réduire ou de les compenser. "L’Allemagne ou le Royaume-Uni disposent de dispositif semblable avec une logique de one in-one out."

Le projet serait discuté dès la rentrée. En poste depuis le 3 juin dernier, Thierry Mandon a déjà fait passer le 22 juillet dernier en première lecture à l’Assemblée nationale un texte comportant 14 mesures de simplification de la vie des entreprises (sur les 50 proposés par le conseil de simplification qu’il animait avec le chef d’entreprise Guillaume Poitrinal). Plutôt discret Thierry Mandon mène sa mission avec rigueur et célérité. Il ne sous-estime pas la difficulté et sait renvoyer chacun à ses responsabilités. Hier, tancé par des chefs d’entreprise sur l’hyper complexité administrative, il a rappelé que sur un sujet comme la fiche de paie, sa longueur était essentiellement dû à la transcription de dispositifs négociés par les partenaires sociaux. Retour à l’envoyeur.

Anne-Sophie Bellaiche

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