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L'Usine Santé

A l'approche de la présidentielle, les industriels de la santé formulent 20 propositions

Marion Garreau , , , ,

Publié le

A l’approche de la présidentielle de 2017, les présidents de huit grandes groupes français de santé ont publié lundi 10 octobre un livre blanc contenant 20 propositions. Ils appellent notamment à une réforme des mécanismes de fixation des prix des médicaments remboursés et à une nouvelle gouvernance du secteur.

A l'approche de la présidentielle, les industriels de la santé formulent 20 propositions © D.R. - Leem

Inquiets pour le dynamisme de leur secteur, les industriels de santé veulent peser sur la présidentielle de 2017. Lundi 10 octobre, le G5 Santé, le cercle de réflexion rassemblant les principaux groupes français du secteur (Sanofi, Servier, Ipsen, Pierre Fabre, BioMérieux, …), a publié un livre blanc contenant 20 propositions de réformes. Un acte posé alors que "l’actualité a été marquée par plusieurs événements préoccupants", a souligné en préambule Marc de Garibel, le président du G5 Santé, citant notamment les 2 milliards d’euros d’économies que le PLFSS (projet de loi de financement de la sécurité sociale) pour 2017 fait peser sur les industriels de santé. "Un effort disproportionné" selon lui.

L’un des axes majeurs de ce livre blanc porte sur le prix du médicament, alors que le niveau atteint par certains traitements innovants a suscité l’indignation. Le G5 Santé en appelle à une révision des mécanismes de fixation des prix afin de "déterminer un prix responsable". Pour cela, "il faut tenir compte de la valeur thérapeutique du médicament, dans laquelle il faut intégrer les économies potentielles réalisées grâce à cette innovation", une réduction des coûts d’hospitalisation par exemple, a expliqué Marc de Garibel. Le G5 Santé souhaiterait aussi que les prix des médicaments remboursés tiennent compte des efforts de recherche et développement fournis par le laboratoire, du lieu de production et d’éventuelles créations d’emplois. Une disposition prévue dans l’accord-cadre signé par le secteur en janvier 2016 mais non appliquée pour l’instant.

Rappelant que le prix des médicaments en France sert de référence à l’international, les industries de santé du G5 proposent également la création d’un prix facial, sur lequel elles accorderaient des remises (non communiquées) à l’Assurance-Maladie pour ne pas pénaliser les comptes français, qui leur permettrait de commercialiser leurs produits de santé à un prix plus élevé à l’étranger.

Une enveloppe de 200 millions d’euros de crédits par an

Pour relancer la production pharmaceutique française – le pays est passé de la première à la quatrième place européenne entre 2008 et 2014 –, le G5 Santé propose que soit attribuée aux entreprises qui investissent sur le territoire une enveloppe de crédits de 200 millions d’euros par an. "La France n’est pas le lieu de production des nouvelles molécules", a argumenté le G5 Santé, citant une étude du cabinet Roland Berger selon laquelle seules 8 des 130 nouvelles molécules autorisées par l’Agence européenne du médicament entre 2012 et 2014 sont produites en France.

Le consortium soulève également plusieurs axes de simplification pour faciliter l’émergence des innovations médicales, que ce soit à travers un renforcement du dialogue entre acteurs publics et privés, une réduction du délai de mise en place des essais cliniques, et une réduction du temps de négociation des prix des médicaments pour une mise sur le marché plus rapide par exemple.

Enfin, les huit industriels de santé appellent à une réforme de la gouvernance du secteur, avec la création d’une "Alliance", qui réunirait pour cinq ans les pouvoirs publics et les industriels de santé dans le but d’accroître la compétitivité du pays. Ils demandent également que le Comité économique des produits de santé (CEPS), instance qui établit les prix des médicaments remboursés, soit rattaché directement au Premier ministre. Ainsi, espèrent-ils ne plus être considérés comme une variable comptable et davantage comme un secteur industriel stratégique.

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