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L'Usine Agro

A l’approche de la COP21, les plasturgistes veulent améliorer leur image

Frédéric Parisot , , ,

Publié le

La Fédération de la plasturgie et des composites veut redorer l’image des transformateurs de plastique. Des mesures fiscales incitatives pourraient leur permettre d’augmenter l’utilisation de matières recyclées dans leurs procédés de fabrication, un aspect sur lequel la France accuse du retard.


Recyclage du plastique

"Il faut sortir du plastic-bashing", annonçait Sébastien Petithuguenin, vice-Président de la Fédération de la plasturgie et des composites en charge du développement durable, à l’occasion de la publication des chiffres 2014 du secteur. "Quand on pense plastique on pense trop souvent pollution, et pas assez économies de CO2, poursuit l’expert. Les entreprises de la plasturgie ont du mal à dégager un discours positif, c’est dommage, car si l’on considère les économies générées par l’utilisation du plastique dans des industries comme l’automobile ou l’aéronautique, cela surpasse complètement le CO2 dégagé lors de la transformation".

Booster la filière du recyclage

Au-delà des discours marketing, un des axes de travail de la Fédération pour redorer l’image du secteur est celui du recyclage. L’utilisation de matières recyclées dans les procédés de fabrication permet de diviser les rejets de CO2 par deux ou trois, selon les chiffres de la Fédération. "La France est déjà le leader mondial en matière de technologies de tri et de recyclage, commente Sébastien Petithuguenin. En revanche, nous sommes en retard par rapport à nos voisins pour ce qui est du volume de matières plastiques utilisées dans nos process". Résultat : la France exporte des granulés recyclés en Allemagne et en Italie, alors que ces granulés pourraient être davantage utilisés par nos industriels.

Sur cette question, la Fédération compte sur des annonces qui devraient être faites prochainement par le gouvernement en matière de collecte des emballages plastiques. Surtout, un dispositif prévu par l’Ademe devrait inciter les industriels à augmenter la part de matières recyclées dans leurs produits (une part qui s’élève actuellement à 13 %). "L’Ademe va créer un fonds de soutien à la filière du recyclage, d’un montant de 25 millions d’euros par an sur 5 ans, et qui sera opérationnel fin 2015. Il permettra de soutenir le prix de vente des matières recyclées en cas de baisses de prix des matières vierges", précise le vice-Président de la Fédération.

Avec l’assurance d’une matière recyclée toujours rentable par rapport à la matière vierge, les industriels devraient être plus enclins à investir dans des lignes de production utilisant une part importante de granulés recyclés. "Booster la filière du recyclage, c’est notre devoir, mais c’est aussi une source d’opportunités de croissance pour les industriels du plastique", lance la Présidente de la Fédération, Florence Poivey.

Dernier axe de travail : des taxes mieux orientées. La Fédération annonce vouloir militer en faveur d’un réaménagement de la fiscalité des entreprises du secteur, quitte à donner plus de poinds à des dispositifs incitatifs comme la TGAP (taxe générale sur les activités polluantes). "Cette taxe appliquée aux produits mis en décharge s’élève à seulement 20 euros par tonne en France, contre 120 euros par tonne par exemple aux Pays-Bas, indique Sébastien Petithuguenin.  Taxer les usages non vertueux comme la mise en décharge permettrait selon nous de doper des filières plus valorisantes".

La France sixième plasturgiste mondial

En 2014, les 4070 entreprises du secteur de la plasturgie ont enregistré un chiffre d’affaires de 50 milliards d’euros. Un chiffre en progression de 1,1 % par rapport à 2013. La France conserve sa 6ème place au classement mondial des transformateurs de plastique, derrière la Chine, les Etats-Unis, l’Allemagne, le Japon et l’Italie. Avec 211 000 salariés, l’effectif total en France est en diminution de 1,3 % par rapport à l’an dernier. Une baisse qui se poursuit depuis plusieurs années. "Néanmoins 2014 sera peut-être la dernière année de recul des effectifs, car les besoins en recrutement de nos adhérents ont augmenté de 24 % et le nombre d’offres d’emploi déposées en 2014 a progressé de 11 %", complète Florence Poivey.

Frédéric Parisot

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