Quotidien des Usines

A Florange, la CFDT redoute la fermeture définitive des hauts fourneaux

Astrid Gouzik , , ,

Publié le

Selon le syndicat, la direction d’ArcelorMittal a refusé de démentir la possibilité d’un plan social sur le site de Florange (Moselle), lundi 10 septembre.

A Florange, la CFDT redoute la fermeture définitive des hauts fourneaux © D.R.

"A la question ‘vous engagez-vous à ne pas fermer la filière liquide dans les six prochains mois?’, la direction n'a pas voulu s'engager. Hervé Bourrier (le PDG d’ArcelorMittal France ndlr) n'a pas démenti la possibilité d'un plan social sur la filière liquide à Florange", a expliqué à l'AFP Jean-Marc Vecrin, élu au CCE. Et selon lui, les salariés "sont très inquiets".

Hier, la direction d’ArcelorMittal France a reçu une délégation alors que plusieurs dizaines de représentants syndicaux CFDT de différents sites d'ArcelorMittal (Fos-sur-Mer, Florange ou Dunkerque) manifestaient dans les locaux du siège du numéro un mondial de l'acier à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour obtenir des informations sur l'avenir de leurs emplois.

Selon le représentant syndical, Hervé Bourrier "a insisté sur les points forts de Florange, focalisant sur le froid (galvanisation). Il ne parle même pas du packaging (boîtes de conserves et emballages de boissons, ndlr), donc ça veut tout dire, ça veut dire qu'il oublie la filière liquide". Pourtant, rappelle Jean-Marc Vecrin, 550 salariés travaillent dans la filière liquide, entre les deux hauts fourneaux, l'aciérie, la coulée continue et l'agglomération.

La CFDT pense que la direction ne souhaite conserver que les activités à partir du train chaud (qui serait approvisionné en brames depuis Dunkerque), et arrêter définitivement les hauts fourneaux.

"A Florange, cela fait 14 mois que la filière à chaud est arrêtée, cela fait 14 mois qu'on nous fait tourner en bourrique", a souligné à l'AFP Edouard Martin, délégué CFDT de Florange. Selon lui, la direction prépare un plan social pour l'ensemble d'ArcelorMittal France qui pourrait être de "près de 40% de suppressions d'emploi dans les fonctions support".

"Nous savons qu'une rencontre a eu lieu le 30 août entre (le ministre du Redressement productif Arnaud) Montebourg et la direction d'ArcelorMittal, mais rien n'a filtré depuis, donc on imagine que les nouvelles ne sont pas bonnes", a-t-il ajouté.
Une délégation devait ensuite être reçue en fin de journée à Bercy.

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