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Quotidien des Usines

A Florange, ArcelorMittal prolonge l’arrêt de la filière liquide

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A Florange, ArcelorMittal prolonge l’arrêt de la filière liquide
ArcelorMittal
© D.R.

Au lendemain d'une rencontre entre Eric Besson et Lakshmi Mittal, le PDG d’ArcelorMittal, que le ministre de l’Industrie avait jugée rassurante, la direction d’ArcelorMittal a annoncé mercredi 9 novembre la prolongation de l’arrêt de la filière liquide et la fermeture temporaire de la ligne d’étamage de sa division Packaging à Florange (Moselle).

Une cinquantaine de salariés rejoindront leurs quelque 500 collègues touchés par l’extinction du deuxième haut fourneau du site, le P6, en octobre dernier. L’arrêt, présenté comme provisoire, se poursuivra au moins durant le premier trimestre 2012. La remise en service – ou non – du P6 courant avril revêt une importance cruciale.

Eric Besson assure que Lakshmi Mittal, qu’il a rencontré le 8 novembre à Bruxelles, n’a pas l’intention de fermer le site. Mais l’outil se dégrade et plus de six mois d’arrêt pourraient lui être fatals.

La Commission européenne ne rendra qu’à l’été prochain sa décision finale sur le projet d’expérimentation de captage de CO2 sur les installations mosellanes d’ArcelorMittal (projet Ulcos). Seule cette perspective peut encore sauver le site de 2 800 salariés.

Dans ce projet, Eric Besson a expliqué que l’Etat français est prêt à mettre 150 millions d’euros, ArcelorMittal 100 millions d’euros. Le ministre demande donc une aide de 250 millions d’euros à l’Union européenne.

Suite à sa rencontre avec le commissaire à la Concurrence, Joaquin Almunia, il s’est dit "confiant, même si le commissaire n’a pas donné son autorisation à l’aide d’Etat apportée par la France". La décision de la Commission est attendue pour la mi-2012 au plus tard.

Le projet, porté par 48 entreprises et organisations européennes réunies en consortium, suscite une union sacrée des élus mosellans. Quelques voix rappelant les incertitudes et risques environnementaux liés à la technologie du captage et du stockage de CO2 peinent à se faire entendre dans un bassin sidérurgique désormais tributaire des subventions européennes.

Avec Barbara Leblanc

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