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Quotidien des Usines

A Flamanville, le bâtiment réacteur désormais recouvert de son dôme

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Publié le , mis à jour le 16/07/2013 À 16H57

Vidéo Cette structure d'acier d'un poids de 300 tonnes coiffe le bâtiment dédié au réacteur de la centrale de la Manche. Sa mise en production est attendue fin 2016 avec 4 années de retard et une forte augmentation de l'investissement, qui s'élève maintenant à 8,5 milliards d'euros.

A Flamanville, le bâtiment réacteur désormais recouvert de son dôme © EDF - Facebook

Il aura fallu un peu plus de deux heures pour que la grue Big Benny, - haute de 200 mètres et conçue par l'entreprise belge Sarens - , transfère les 300 tonnes d'acier du dôme de 43 mètres de diamètre du sol au sommet du bâtiment réacteur de Flamanville 3 (Manche), situé à 44 mètres de haut.

"Cette opération très délicate correspond à l'achèvement des différentes opérations de génie civil," insiste Antoine Ménager, le directeur du chantier EDF de l'EPR de Flamanville. Elles ont d'ailleurs pris plusieurs mois de retard, compte-tenu de défauts sur les pièces majeures de ce bâtiment.

8,5 milliards d'euros et 4 ans de retard

Les conditions météorologiques de l'installation du dôme étaient parfaites, mardi 16 juillet, avec un ciel azur, une mer d'huile et surtout l'absence totale de vent. S'il avait soufflé à plus de 30 km/heure, l'opération aurait dû être annulée. Si ce dôme est désormais posé, les équipes vont encore travailler de longues heures afin de sécuriser entièrement les soudures. Quant aux aménagements intérieurs du bâtiment réacteur, ils vont pouvoir s'accélérer. "Ils sont, poursuit Antoine Ménager, réalisés à 15%".

La prochaine étape importante est prévue au cours de l'hiver à venir avec l'installation de la cuve réacteur. Si le calendrier désormais annoncé est tenu, ce réacteur - le troisième de la centrale de Flamanville mais le seul réacteur EPR actuellement en construction en France - fonctionnera à la fin de l'année 2016.

La somme de 8,5 milliards d'euros est investie dans cet équipement nucléaire de troisième génération qui a pris 4 années de retard et mobilisé une enveloppe financière trois fois plus importante que celle prévue initialement. Mais les responsables de ce chantier précisent que sa "conception a été élaborée sur la base d'objectifs de sûreté renforcés, fixés par l'Autorité de Sûreté Nucléaire".

Une sécurité renforcée

Ce réacteur, qui sera le plus puissant du monde (1 650 Mégawatts), permettra l'alimentation électrique de 1,5 million de personnes et il aura une durée de vie de 60 ans. Une coque en béton armée recouvre les bâtiments les plus sensibles de l'EPR de Flamanville. Toujours d'après EDF, "elle constitue une protection très efficace contre les agressions externes, notamment en cas de chute d'avions militaires ou commerciaux". Elle doit pouvoir résister au choc provoqué par un gros porteur. De plus, pour ce qui concerne les déchets, ce réacteur produira 30 % en moins de rejets d'effluents liquides et gazeux par rapport aux équipements de la précédente génération.

"Une bonne visibilité industrielle"

Henri Proglio, le président d'EDF a assisté à l'ensemble de la manœuvre d'installation du dôme aux côtés de Martin Bouygues dont le groupe de BTP est très présent sur le chantier. "Il n'a pas été sans embûche", avoue Henri Proglio. "Mais, poursuit-il, nous avons appris à piloter un chantier d'une telle envergure. Nous avons maintenant une très bonne visibilité industrielle et financière".

Toujours selon le patron d'EDF "la France dispose de la filière nucléaire, qui est l'une des plus complète du monde". Il s'agit du 59è réacteur installé en France, mais il est la première réalisation sur le territoire depuis 15 ans.

"Une centrale de référence pour les futurs projets d'EDF"

L'objectif du groupe, de ses partenaires industriels comme Siemens et évidemment d'Areva, est de faire de l'EPR de Flamanville une tête de série, une véritable "centrale de référence pour les futurs projets du groupe en France et dans le monde", certifie Henri Proglio.

Les collectivités locales ne sont manifestement pas mécontentes de ce chantier puisque la moitié de ses 2 700 salariés sont des locaux pour lesquels EDF a engagé de nombreuses heures de formation. Déclarée par l'Etat "Grand chantier",  la construction de cet EPR s'accompagne d'une enveloppe de 110 millions d'euros partagée entre les projets des collectivités territoriales notamment pour le financement d'infrastructures. Et quand il fonctionnera, le réacteur va générer 300 emplois directs.

Stanislas Du Guerny

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3 commentaires

Nom profil

16/07/2013 - 17h03 -

Merci de votre vigilance, l'erreur a été corrigée.
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Nom profil

16/07/2013 - 16h33 -

Attention une erreur s'est glissé dans l'article : l'EPR de Flamanville 3 n'est pas le 59ème EPR du parc français, mais bel et bien le 1er ! Il est la tête de série d'un nouveau modèle de REP (Réacteur à Eau Pressurisée). Le parc français compte donc 59 REP (et non EPR).
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Nom profil

16/07/2013 - 16h27 -

Petite erreur dans l'article, il n'y a pas 58 EPR en France loin de là ! 58 réacteurs, sur 19 centrales. Flamanville sera le premier EPR.
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