A Durban, la banque des BRICS est au point mort

Lors du sommet annuel à Durban, le 26 mars, les pays du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) ne sont pas parvenus à s'accorder sur le financement et le siège de leur banque de développement, un projet emblématique de leur volonté d'indépendance.

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A Durban, la banque des BRICS est au point mort

La répartition des contributions au financement de cette banque, censée devenir une alternative à la Banque mondiale, est depuis l'origine un sujet de désaccord entre les cinq grands membres du groupe, le Brésil, la Chine, l'Inde, la Russie et l'Afrique du Sud.

"Il y a une évolution positive mais il n'y a pas de décision sur la création de la banque", a déclaré le 26 mars au soir le ministre russe des Finances Anton Silouanov, après une réunion avec ses homologues à la veille du sommet formel des chefs d'Etat.

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Des responsables ont expliqué que la banque devrait être dotée d'un capital initial équivalant à 50 milliards de dollars (39 milliards d'euros). Mais le désaccord porte sur la répartition de cette somme, certains penchant pour que chacun des BRICS apporte 10 milliards de dollars, d'autres pour une répartition variant selon leur poids économique respectif.

L'économie chinoise représente environ 20 fois celle de l'Afrique du Sud et quatre fois celle de l'Inde ou de la Russie.

"Des instructions vont être données pour accélérer le processus", a assuré Anton Silouanov, ajoutant que le sujet serait de nouveau abordé à l'occasion de la réunion des ministres du G20 en avril.

Les cinq pays des BRICS représentent 20 % environ de l'économie mondiale, un poids qui augmente rapidement, tout comme leur importance géopolitique dans leurs régions respectives, mais ils peinent encore à convertir cette dynamique économique en un véritable élan politique commun.

ACCORD BILATÉRAL CHINE-BRÉSIL

A Durban, les deux principales économies du groupe, la Chine et le Brésil, ont marqué leur détermination à faire évoluer l'architecture financière et commerciale mondiale en signant un accord sur trois ans couvrant jusqu'à 30 milliards de dollars (23,4 milliards d'euros) d'échanges bilatéraux.

Le texte vise à faire en sorte que les relations commerciales entre Brasilia et Pékin n'aient pas à souffrir d'une nouvelle crise bancaire qui viendrait à assécher les financements en dollar.

"Si le marché financier mondial subissait de nouveaux chocs, avec à la clé une raréfaction du crédit, nous obtiendrions du crédit auprès de notre plus important partenaire étranger, il n'y aurait donc pas d'interruption du commerce", a expliqué le ministre brésilien de l'Economie Guido Mantega.

Au sommet de Durban, le cinquième du genre depuis 2009, les dirigeants des BRICS devraient aussi entériner la création de réserves de change partagées.

Tout comme celui de banque de développement, ce projet illustre la frustration suscitée au sein des pays émergents par leur dépendance vis-à-vis de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, deux organisations trop liées à leurs yeux aux intérêts des pays les plus riches.

Les réserves de change communes, alimentées par les banques centrales, pourraient être utilisées pour venir en aide aux pays souffrant de déséquilibres marqués de leur balance des paiements et pour stabiliser des économies en crise, selon des documents que s'est procurés Reuters.

(avec Reuters)

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