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Quotidien des Usines

A Dugny, Airbus Helicopters modernise sa production de pales dans une nouvelle usine

Olivier James , , , ,

Publié le

Airbus Helicopters inaugure sa nouvelle usine de production de pales à Dugny (Seine-Saint-Denis). Un investissement de 130 millions d’euros qui permet à l’hélicoptériste de moderniser ses procédés en introduisant pas à pas des systèmes robotisés.

A Dugny, Airbus Helicopters modernise sa production de pales dans une nouvelle usine
Nouvelle usine de production de pales d'Airbus Helicopters à Dugny (Seine-Saint-Denis).
© Airbus Helicopters/Amelie Laurin

Nouvelle étape pour Airbus Helicopters dans la digitalisation. Alors que la branche du groupe Airbus joue à plein la carte du numérique au niveau de son stock de pièces pour les services après-vente ainsi que pour l’assemblage de certains appareils - en particulier les H125 et H130 - sur son site de Marignane (Bouches-du-Rhône), la production de pales restait jusqu’à présent artisanale. Le vent tourne, avec l’inauguration vendredi 1er décembre d’une nouvelle usine, à Dugny (Seine-Saint-Denis) dans laquelle l’hélicoptériste a investi 130 millions d'euros.

"Cette usine doit devenir la plus compétitive au monde pour la production de pales d’hélicoptères, assène Christian Cornille, vice-président exécutif en charge de l’industrie chez Airbus Helicopters. A termes, l’ensemble des phases de réalisation seront réalisées avec un haut niveau d’automatisation. Nous irons petit à petit vers une robotisation de cette production." Un défi pour ces pièces constituées en composites (mélanges de fibres et de résines), matériaux légers et résistants mais bien moins adaptés que les métaux aux procédés à haute cadence de production.

Une baisse des coûts de 15 %

Le montant de l’investissement est de 130 millions d’euros. Un niveau significatif, à mettre en regard avec le chiffre d’affaires d’Airbus Helicopters, de 6,6 milliards d’euros en 2016. Il s’explique d’abord par les coûts liés au déménagement. L’usine dite de Paris-le-Bourget, située au pied de l’aéroport du Bourget, procède du déménagement - mené de septembre 2016 à mars 2017 - de celle historique de la Courneuve, située à quelques kilomètres seulement. Un transfert d’activité qui s’est conclu par un redémarrage progressif de la production à Paris-Le-Bourget en avril 2017 pour les 650 salariés de l’usine.

Mais l’importance de l’investissement n’est pas non plus sans rapport avec la nécessaire transformation de cette production. "En parallèle du développement de notre empreinte industrielle dans des pays à meilleurs coûts, l’automatisation des procédés va nous permettre de gagner en compétitivité, assure Christian Cornille. Nous visons avec cette nouvelle usine, capable de produire environ 5 000 pales par an une baisse de coûts de 15 %". Un atout alors que le marché des hélicoptères, plombé par le segment pétrolier et gazier, est marqué par une atonie persistante.

Une automatisation progressive

L’usine va petit à petit intégrer des briques numériques, à l’image de ce qui se fait dans de nombreux sites aéronautiques, chez Airbus et Safran, mais aussi au sein de groupes tels que Daher, Figeac Aero ou bien encore Stelia. "Nous nous dirigeons vers une étroite collaboration entre les robots et les collaborateurs, résume Christian Cornille. Nous visons un haut niveau d’automatisation d’ici 2020."

Certaines activités comme le moulage des pales ou le positionnement des fibres et des tissus, nécessitant une intervention manuelle et savoir-faire spécifique, ne seront pas robotisées. La peinture et les étapes de finitions seraient les premières concernées par cette automatisation.

Mauvaise passe

En parallèle à cet effort de compétitivité par la digitalisation, Airbus Helicopters mise sur une réduction de ses effectifs. Annoncé en octobre 2016, un plan de départs volontaires de 582 personnes sur les sites France (Marignane et Dugny) est en cours d’exécution, sur un effectif total de 9 200 salariés (sur 21 000 salariés au niveau mondial). Le groupe resserre les rangs face à la mauvaise conjoncture.

Mais le point bas a peut-être été atteint, alors que le groupe est parvenu à augmenter ses parts de marché dans le segment civil ces dernières années : elles sont passées de 42 % en 2014 à 56 % en 2016. "Depuis le début de l’année, le marché civil et parapublic a arrêté de baisser après trois années de forte baisse, on observe même quelques signes positifs", relevait fin novembre Guillaume Faury, le PDG d’Airbus Helicopters, lors d’un déplacement organisé à Marignane par l’Association des journalistes professionnels de l’aéronautique et de l’espace (AJPAE). Airbus Helicopters est prêt pour affronter la reprise.

Olivier James

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