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Quotidien des Usines

A Cherbourg, DCNS prêt pour s’investir à fond dans l’hydrolien

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Le propriétaire et gestionnaire du port de Cherbourg a donné son feu vert au dépôt de permis de construire de DCNS pour un premier atelier d’assemblage d’hydroliennes. Le spécialiste de la construction navale veut faire de Cherbourg l’épicentre européen de l’hydrolien.

A Cherbourg, DCNS prêt pour s’investir à fond dans l’hydrolien © Nicolas Job

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En partenariat avec Industrie Explorer

Le groupe naval français DCNS espère construire à Cherbourg (Manche) le "centre européen" de la fabrication d’hydroliennes, ces turbines sous-marines qui transforment l’énergie des courants marins en électricité, a indiqué, jeudi 12 mai, Hervé Guillou, le PDG de DCNS sur le port normand. Ports Normands Associés, le propriétaire et gestionnaire du port de Cherbourg, a donné son feu vert au dépôt de permis de construire par DCNS d’un atelier d’assemblage d’hydroliennes de 5500 mètres carrés sur une emprise de 25 hectares. La SHEMA, maître d’ouvrage, devrait déposer le permis de construire en juin. DCNS sera locataire des installations.

Ce premier hall d’assemblage va réaliser les 7 hydroliennes de la ferme pilote du raz Blanchard qui devraient être raccordées au réseau en 2018. Ce bâtiment est conçu pour réaliser 25 hydroliennes par an. D’autres "modules" verront le jour pour répondre aux commandes espérées de DCNS en matière d’hydrolien. DCNS réalisera l’assemblage des turbines, une opération très délicate du fait de la précision requise, notamment l’intégration du rotor (16 mètres de diamètre) dans le stator (16 mètres de diamètre). DCNS fabriquera quelques composants dits « critiques », assurera l’usinage du rotor et fabriquera les pales dans ses installations de Lorient (Morbihan).

Le groupe naval français, qui construit des sous-marins à Cherbourg (2100 salariés), s’est lancé dans l’hydrolien en 2013 en prenant le contrôle de la société irlandaise Openhydro qui a mis au point une machine "sans axe, simple et robuste" selon l’expression d’Hervé Guillou.

DCNS attend l’appel d’offres hydrolien

Cherbourg se trouve à quelques encablures du raz Blanchard, l’un des sites côtiers du monde où les courants de marées sont les plus forts, avec 2 GW exploitables à court terme selon les spécialistes. Selon Hervé Guillou, le secteur du raz Blanchard/Aurigny représente un "potentiel énergétique qui équivaut à deux EPR", c'est-à-dire supérieur à 3 GW.  C’est le troisième gisement mondial en termes de courants de marées, après la baie de Fundy à l’est du Canada et un site au nord de l’Ecosse.

Hervé Guillou a insisté sur le fait que toutes les conditions étaient réunies pour que son groupe réalise ses ambitions dans l’hydrolien à Cherbourg.  Toutes ou presque. En effet, le patron de DCNS n’a pas manqué de rappeler ce qu’il ne cesse de répéter depuis six mois : "Nous étions très en avance dans l’hydrolien. Nous sommes encore les premiers. Nous sommes soutenus par toutes les collectivités et autorités régionales mais pour passer au stade commercial, il est urgent que l’Etat passe à l’action. Nous sommes les premiers au monde. Sachons le rester." Ce que réclame DCNS, c’est l’appel d’offres hydrolien "pour sortir de la dimension recherche et entrer dans la dimension industrielle". DCNS a mis en service avec EDF une première ferme expérimentale au large de Paimpol/Bréhat (Côtes d’Armor) et va prochainement raccorder la seconde.

Claire Garnier, à Cherbourg

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