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L'Usine Aéro

A cause de l’A380 et de l’A400M, Airbus va supprimer 470 postes en France

Olivier James , , , ,

Publié le

Confronté à une baisse de charge concernant l’A380 et l’A400M, Airbus va supprimer 3 700 postes dont 470 en France. Les sites de Toulouse, de Nantes et de Saint-Nazaire sont concernés.

A cause de l’A380 et de l’A400M, Airbus va supprimer 470 postes en France
A l'usine de Nantes d'Airbus, une chaine de fabrication des entrées d'air pour les avions A350 et A380.
© Olivier James

Les chiffres sont tombés. L’avionneur européen Airbus a présenté mercredi 7 mars à son Conseil d’entreprise européen un plan qui affectera au maximum 3 700 personnes. Dans le détail, ce plan concerne selon une source syndicale 470 postes en France, dont 250 à Toulouse, 100 à Nantes et 50 à Saint-Nazaire au niveau des chaînes de production. Des solutions de reclassement vers d’autres programmes en croissance, tels que l’A320 et l’A350, devraient être mises en place alors que la possibilité de licenciements secs n’est à ce stade pas évoquée.

La France est donc relativement épargnée dans cette vaste réorganisation européenne mise en œuvre en raison des baisses de cadences de l’A380, qui tomberont à six avions par mois d’ici 2020 (contre 12 en 2018), et de l’A400M, dont 8 exemplaires par an seront produits à cette échéance. "Gérant une mobilité de 12 % chaque année, Airbus est en mesure d’adapter son niveau de flexibilité à travers ses divisions, fonctions et filiales afin de faciliter le redéploiement du personnel vers d’autres programmes", a précisé le groupe dans un communiqué à l’issu de la présentation du plan.

Des solutions au cas par cas

C’est l’Allemagne qui paie le plus cher tribu : 1 900 postes pourraient être affectés, dont 550 à Augsburg (sous la bannière Premium Aerotech), 700 à Hambourg, 300 à Brême et 350 à Stade. En Espagne aussi, le coup est dur. Pas moins de 850 postes sont concernés, concentrés essentiellement dans l’usine de Séville (500 postes) mais aussi à Getafe (100 postes), Cadix (100 postes) et Porto Real (50 postes). En Grande-Bretagne, le plan de réorganisation concerne deux sites : Filton (200 postes) et Broughton (250 postes)

"Airbus s’engage à présent dans un processus social formel avec les représentants du personnel aux niveaux européen et national, en vue d’analyser les impacts potentiels de cette décision sur les effectifs de l’entreprise et de lancer conjointement des mesures d’atténuation", a expliqué le groupe dans son communiqué. Les syndicats sont maintenant vigilants à ce que des solutions soient trouvées au cas par cas, ce qui semble particulièrement délicat à Augsburg, Séville et Filton. Mais au-delà d’Airbus, l’impact se fera aussi ressentir chez ses sous-traitants qui vont dans les prochaines années devoir gérer ces baisses de cadences.

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