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Quotidien des Usines

A Arras, General Mills investit afin d'assouvir l'appétit mondial pour ses glaces Häagen-Dazs

Gaëlle Fleitour ,

Publié le

Vendues à travers le monde, les glaces Häagen-Dazs du groupe américain General Mills sont pourtant majoritairement fabriquées en France, près d’Arras. Et poursuivent leur croissance, alors que le groupe se sert aussi de l’Hexagone, son deuxième marché, pour innover.

A Arras, General Mills investit afin d'assouvir l'appétit mondial pour ses glaces Häagen-Dazs © D.R.

A Paris, Mexico, Sidney ou Shanghai… Toutes les crèmes glacées Häagen-Dazs dégustées à travers le monde proviennent (hormis pour les Etats-Unis et le Japon, qui disposent de leurs propres usines) d’un seul site de production : Tilloy-lès-Mofflaines, près d’Arras (Pas-de-Calais). Un site implanté il y a vingt-cinq ans - en même temps que le lancement de la marque de glace américaine dans l’Hexagone - dans lequel son propriétaire, le groupe General Mills, investit chaque année dix millions de dollars.

62 millions de litres de crème glacée…exportés à 80%

Dans cette usine tournant sept jours sur sept, ce sont 340 salariés, et plus de 200 saisonniers de janvier à septembre, qui s’activent pour répondre à la croissance des ventes et des volumes en France comme à l’international, en particulier lors du pic estival. Chaque année, plus de 62 millions de litres de crème glacée sont ainsi produits sur les lignes de production automatisées et exportés à 80%. A partir d’une recette simple : du lait et de la crème collectés dans 450 fermes du Pas-de-Calais, des œufs auprès de 350 000 poules du territoire (élevées au sol et non pas en cage, une décision prise il y a déjà quelques années par General Mills pour l’ensemble de ses marques), et du sucre extrait des betteraves cultivées dans la région.

Ramener les consommateurs vers les grandes marques

Alors que les consommateurs se montrent de plus en plus exigeants envers le choix et la provenance des ingrédients, et dédaignent les grandes marques de l’agroalimentaire, insister sur le "Made in France" et la qualité d’Häagen-Dazs (sans conservateur et avec le taux de foisonnement – la quantité d’air injectée dans la crème glacée pour la rendre onctueuse – le plus bas du marché mondial), est un axe de différenciation pour cette marque leader sur le segment des glaces premium mais troisième sur tout le marché des glaces, confie Nicolas de la Giroday, le directeur général de General Mills pour l’Europe du Sud, à L’Usine Nouvelle.

Proposer des produits avec une courte liste d’ingrédients, sans OGM y compris aux Etats-Unis, est d’ailleurs le point commun qui réunit les marques pourtant très diversifiées (Géant Vert, Yoplait, Cheerioz, Old El Paso ou encore Nature Valley) du groupe basé à Minneapolis, numéro six mondial de l’agroalimentaire avec 15,6 milliards de dollars en 2017.

Des synergies entre Yoplait et Häagen-Dazs

Un groupe peu connu dans l’Hexagone, qui constitue pourtant son deuxième marché après les Etats-Unis en raison de la présence dans son portefeuille des yaourts de Yoplait (et leurs trois sites de production en France), marque partagée avec la coopérative laitière hexagonale Sodiaal. Pour tirer parti d’être le seul acteur du marché à intervenir à la fois dans les yaourts, face aux spécialistes Danone et Lactalis, et les crèmes glacées, face aux géants Nestlé et Unilever, General Mills a d’ailleurs rassemblé il y a deux ans à Vienne (Isère) l’activité R&D de ces deux activités, alors que celle des glaces se trouvait auparavant à Arras. Dans quelques années, des innovations naîtront de ces synergies et de ce "centre mondial pour les innovations en glaces et yaourts" du groupe, assure Nicolas de la Giroday.

Une innovation "Made in France" dans les bâtonnets 

En attendant, l’Hexagone figure à ses yeux comme un "pionnier en terme de niveau d’exigences et d’attentes des consommateurs". C’est ici qu’Häagen-Dazs a lancé avec succès il y a trois ans ses premiers bâtonnets, qu’il va désormais étendre à travers le monde. De quoi justifier un investissement de 15 millions de dollars cette année à Tilloy-lès-Mofflaines dans une nouvelle ligne de production dédiée (la quatorzième de l’usine), encore dissimulée par une longue bâche blanche, mais qui entrera en route dès janvier.

Gaëlle Fleitour

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