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Quotidien des Usines

A Angers, Chassis Brakes International réduit les jours de RTT

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L’accord de compétitivité voulu par l’équipementier automobile Chassis Brakes International pour son usine de Saint-Barthélémy-d’Anjou (Maine-et-Loire), spécialisée dans la fabrication de freins à disque, a été signé par les syndicats CFDT et CGE-CGC tandis que la CGT et FO en dénoncent le contenu. A la clé, un réaménagement du temps de travail signifiant une diminution des jours de RTT et une modération salariale pendant trois ans.

A Angers, Chassis Brakes International réduit les jours de RTT
L’accord de compétitivité pourrait permettre notamment à CBI de remporter un marché d’environ 1,25 million de freins auprès du groupe franco-coréen Renault-Nissan, client perdu il y a une dizaine d’années.
© Nissan

Un accord de compétitivité a été signé avec Chassis Brakes International (CBI) pour le site Foundation Brakes France à Saint-Barthélémy-d’Anjou, en périphérie d’Angers (Maine-et-Loire), entre la direction et les syndicats CFDT et CFE-CGC. Il "permettra à l’usine d’aligner le prix des freins produits en France sur ceux du marché", assure l’équipementier automobile qui espère maintenir une production de 4 millions d’unités par an sur le site. Le document porte sur le réaménagement du temps de travail assorti d’une modération salariale provisoire.

Pour le personnel en équipe, le temps de pause ne sera plus compté dans le temps de travail effectif, ce qui entrainera mécaniquement une baisse de jours de RTT : 12 au lieu de 14 en 2018, 9 l’année suivante et 5 en 2020. Les autres salariés verront leur nombre de jours de RTT réduit entre 2 et 4 dès 2017. Quant aux salaires, un pourcentage de 0,3 % sera déduit pendant trois ans du pourcentage d’augmentation fixé dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire.

FO et la CGT ont refusé de signer et parlent de recul social, citant le cas d’entreprises où de semblables accords n’ont pas empêché in fine les licenciements. L’usine compte 400 salariés contre 800 il y a 15 ans. Contrôlé par le fonds de pension américain KPS Capital Partners, le groupe emploie quelque 5 500 salariés dans 27 usines implantées sur les cinq continents.

Jacques Le Brigand

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