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A Achema, les plateformes chimiques françaises viennent s’inspirer du modèle allemand

Gaëlle Fleitour ,

Publié le

L’Allemagne héberge le salon mondial dédié à l’industrie des procédés, Achema. L’occasion pour les entreprises et structures françaises de venir s’inspirer des recettes du numéro un mondial de la chimie pour attirer des clients et investisseurs étrangers.

A Achema, les plateformes chimiques françaises viennent s’inspirer du modèle allemand

Jusqu’au 19 juin, les fournisseurs de solutions pour les industries chimiques et pharmaceutiques ont posé leurs valises à Francfort, où se tient Achema, le salon mondial dédié à l’industrie des procédés. Cette année, ils sont près de 4 000 à avoir fait le déplacement depuis 54 pays différents pour exposer leurs appareils d’analyse, pompes, équipements de process mécaniques…

Parmi eux, 127 Français. Dont une grande délégation venue de Rhône-Alpes qui a choisi de s’inspirer de la stratégie de l’Allemagne, numéro un mondial de l’industrie chimique : chasser en meute pour décrocher de gros contrats. Au sein du gigantesque hall dédié à l’ingénierie et l’innovation, Axelera, le pôle de compétitivité rhônalpin en chimie et environnement fait ainsi stand collectif avec l’agence de développement économique de l’Isère (AEPI). Les deux partenaires ont fait un peu de place pour trois PME, l’Institut de transition énergétique IDEEL (cofondé par des grands de l’énergie et de la chimie pour développer des solutions pour l’industrie du futur : valorisation des matériaux, captage du CO2…) et deux plateformes chimiques de la région : les Roches-Roussillon-Osiris et Grenoble Chemical Park. Objectif : convaincre des entreprises du monde entier de venir s’y installer.

Les revendications des chimistes allemands
Pourtant leaders mondiaux de la chimie, les allemands s’inquiètent de la concurrence des américains, qui investissent massivement depuis la révolution du gaz de schiste, et des chinois venus exposer en nombre sur Achema. De quoi faire réagir l’Association allemande des industries chimiques (VCI). Alors qu’elle s’attend à une hausse de sa production de 1,5% en 2015, elle appelle ainsi son gouvernement à instaurer à son tour un Crédit impôt recherche, pour faciliter ses dépenses en innovation. Mais aussi à s’ouvrir à de nouvelles opportunités… comme le gaz de schiste.

Les vertus du Verbund

Ici, chacun a en tête le modèle des gigantesques plateformes chimiques allemandes très structurées initiées par les géants BASF et Bayer – dont le ChemPark à Leverkusen, qui reste sans équivalent - combinant production intégrée "verbund", gouvernance unifiée et mutualisation des services et des utilités pour réduire les coûts et se concentrer sur son cœur de métier. Il y a quelques mois, une étude commandée par la Direction générale des entreprises et le syndicat de l’industrie chimique, réalisée par le cabinet Advancy, a ainsi établi la comparaison avec l’Hexagone. "En France, seulement deux plateformes sont structurées comme elles : Lacq et Roussillon, observe Frédéric Fructus, le directeur général de celle de Roussillon. Depuis la sortie de cette étude, il y a une volonté du gouvernement, des élus et des industriels de se rapprocher de la méthode allemande, mais cela ne se fait pas du jour au lendemain. Chez nous, le groupement d’intérêt économique existe depuis quinze ans".

L’américain Hexcell installé à Roussillon

Chez Grenoble Chemical Park, c’est la présence historique de Bayer qui avait suscité la création de la plateforme. Initialement développée autour de la chimie du chlore, avec de nouveaux ateliers d’électrolyse à membrane pour Vencorex et Arkema, elle essaye désormais de créer un écosystème autour de l’hydrogène. Leurs efforts portent leurs fruits : première plateforme chimique de France, Roussillon a convaincu Hexcel, le géant américain des composites, d’y investir 200 millions d’euros pour sa première usine européenne totalement intégrée pour la fabrication de fibre de carbone. Hexcel avait pourtant étudié plus de 70 sites à travers le monde.

Gaëlle Fleitour

 

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