A 5 milliards, le futur EPR sera deux fois moins cher

Alors que les EPR, complexes à construire, ont dépassé largement les budgets et les plannings, EDF veut que ses prochains réacteurs, dit EPR NM, coûtent moitié moins et soit deux fois plus rapide à construire. 

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A 5 milliards, le futur EPR sera deux fois moins cher

EDF commence à préparer le renouvellement du parc nucléaire français. Pour cela, l’entreprise développe des EPR Nouveau Modèle, dit EPR NM. Il s’agit de réacteurs proches des EPR actuels mais dont la construction sera optimisée. "Nous visons à ce que la construction des EPR NM coûte 5 milliards d’euros. Et notre but est que le KWh produit par un EPR NM soit inférieur à celui produit par la moins chère des énergies renouvelables installée au même endroit", prévoit Xavier Ursat, directeur ingénierie et nouveau nucléaire chez EDF, à l’occasion d’une visite sur le chantier de l’EPR en construction à Flamanville (Manche), qui va coûter quant à lui 10,5 milliards d’euros à l’électricien.

En ce qui concerne le temps de construction, le patron prédit une durée de 6 ans. Bien inférieure aux 15 ans qui auront été nécessaires pour l'EPR d’Olkiluoto en Finlande et les 12 ans pour le réacteur français de Flamanville. Xavier Ursat entend que les deux premiers EPR NM entrent en service en 2030, sans cependant s’avancer sur leur emplacement. Xavier Ursat estime qu’il faudra environ 40 EPR NM pour remplacer le parc français existant qui compte 58 unités.

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40 EPR NM en 2050

Pour réaliser un tel gain de coût et de temps, EDF et Areva travaillent de concert à améliorer le génie-civil et le montage des équipements. Par exemple, le réacteur pourrait être un peu plus grand de manière à simplifier la co-activité dans les différentes salles des bâtiments. Les travaux visent aussi à diminuer le nombre de références sur le chantier et à plus standardiser les équipements.

Outre l’EPR NM, EDF travaille sur deux réacteurs de moyenne puissance. D’une part, l’Atmea, un mini-EPR de 1150 MW développé avec le japonais MHI, qui intéresse la Turquie et l’archipel Nippon. D’autre part, une version occidentalisée du réacteur chinois Hualong (1000 MW) de CGN qui pourrait être construit en Angleterre.

5 Commentaires

A 5 milliards, le futur EPR sera deux fois moins cher

verdarie
17/11/2016 09h:02

Construire plus ou moins vite n'est pas le problème. Ce qui fait problème, ce sont les déchets que nous accumulons et qui viennent renchérir les coûts. Ces déchets dont nous laissons les coûts et les risques aux générations futures sans leurs en laisser le choix ? Ce qui ne s'est jamais produit depuis le commencement de l'humanité ? C'est aussi les risques d'accidents permanent résultant de négligences ou de facteurs naturels comme les tremblement de terre, impossible à prévoir et qui pourrait réduire drastiquement la surface habitable de la France ? .

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Réaction(s)
Les anti- ne sont pas si gentils
19/11/2016 11h:15

Alors quoi à la place ? Deja des millions de morts chaque année par les déchets atmosphériques du pétrole et du gaz. Un réchauffement irréversible de la température sur terre qui anéantit faune et flore. Je suis choqué que ceux qui se préoccupent du futur de la planète laissent faire en attendant une révolution des énergies renouvelables et lutent si fort contre une solution éprouvée et au global bien moins dangereuse que les énergies fossiles.

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Guerry Joël
24/11/2016 22h:48

N'importe quoi : une solution éprouvée ! avec un nouveau réacteur jamais construit qu'on nous annonce à un coût plus de moitié moindre à ceux qu'on arrive pas à construire actuellement. C'est de l'intoxication médiatique, alors qu'EDF a moins de 6 mois pour donner sa feuille de route pour respecter le mix électrique de 50 % de nucléaire en 2025, ce qui nécessite l'arrêt de plusieurs réacteurs nucléaires. Par contre, les éoliennes terrestres ou offshore, le photovoltaïque, le biogaz, etc. sont bel et bien des énergies éprouvés vu les milliers d'installations fonctionnant dans le monde. Quant à l'irréversibilité du réchauffement climatique c'est faux : si le CO2 baisse sur une ou deux centaines d'année, la situation peut redevenir normale. Par contre les déchets nucléaires c'est pour des millions d'années.

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galoupio
25/11/2016 12h:25

Il suffit de s'informer et de sortir de l'hexagone pour constater que partout autour de la France, toutes les techniques alternatives au nucléaire existent sont mise en oeuvre (solaire, thermique, biomasse, hydraulien, hydraulique, éolien, géothermique, ...). Espagne, Italie, Tchéquie, etc... Et que 95% des pays de la planète vivent et se développe sans la destruction atomique. La France et ses ingénieurs n'ont rien à inventer de nouveau, pas de nouvelles recherches à lancer mais simplement à décider de ne pas rester accrochée à de vielles lunes du passé comme à une religion obscurantiste du moyen-âge.

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Vigilant
25/11/2016 12h:20

Et comme toute installation nucléaire, l'EPR qu'il soit ancien ou nouveau modèle, va rejeter des radio-contaminants mortels dans l'air et dans l'eau, et chaque minute. Comme le font déjà les 58 réacteurs en fonctionnement dans l'hexagone. Car aucun réacteur atomique ne peut fonctionner sans rejets radioactifs. Quelles dérogations à la loi EDF a-t-elle demandé ou/et obtenu de la Préfecture et des pouvoir publics (sans consultation de la population) ? C'est à dire combien de nouveaux morts et de malades de tout âge EDF/Areva réclament-ils pour lancer et poursuivre leur activité ?

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