A 40 ans, le fabricant de cosmétiques Phyt’s mise plus que jamais sur le Lot

C’est à Caillac et dans deux autres communes du Lot que le groupe Jérodia fabrique ses soins aux ingrédients d’origine naturelle, et notamment sa marque Phyt’s. Et pas question pour l’industriel de transférer la production en Asie, malgré sa croissance là-bas.

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A 40 ans, le fabricant de cosmétiques Phyt’s mise plus que jamais sur le Lot

À l’heure où la plupart d’entre nous ouvriront leurs cadeaux de Noël, la marque Phyt’s soufflera ses quarante bougies. Ce laboratoire de soins cosmétiques a été fondé en 1972 sur un principe simple : développer des produits constitués à 100 % d’ingrédients d’origine naturelle, sans conservateur de synthèse. En 2004, il a été croqué par un groupe français de compléments nutritionnels, Jérodia. Avec 229 salariés et 30 millions d’euros de chiffre d’affaires en perspective, ce dernier ne connaît pas la crise. Car il s’est renforcé dans la cosmétique bio, en misant sur la maîtrise de toute la filière : de la recherche à Perpignan jusqu’à la fabrication dans ses usines situées dans trois communes du Lot. Tout en développant, en parallèle, la notoriété de ses marques - Phyt’s, Bio Natural, Gamarde… - via la distribution sélective et le développement d’instituts de beauté et de spas.

Une future acquisition à l’international

C’est de cet équilibre trouvé dans l’Hexagone que le groupe tire sa force. "Je veux conserver notre savoir-faire et le made in France", insiste Thierry Logre, PDG fondateur de Jérodia et ancien cadre du laboratoire Pierre Fabre. Même si cela demande quelques concessions. "Bien sûr, nous pourrions produire moins cher hors des frontières, cela nous permettrait d’accélérer l’export. D’autant que le problème, en France, c’est que tout ce que l’on paye ne va pas suffisamment dans la poche du salarié…" Pas question donc, de transférer une partie de la production dans les pays asiatiques. Il a d’ailleurs lourdement investi dans ses usines françaises. En revanche, c’est bien à l’international que Jérodia voit son avenir, notamment en Russie et en Asie. Même si l’export ne représente encore que 20 % de son chiffre d’affaires.

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Pour l’industriel, l’international pourrait aussi devenir un terrain de jeu pour de nouvelles acquisitions. "Nous sommes dans une phase de désendettement très marquée, raconte Thierry Logre. Cela nous laissera fin 2013 avec une dette extrêmement faible par rapport à une société de notre taille et des capacités de production qui nous donnent une liberté de croissance intéressante." Ce qui pourrait se traduire prochainement par un rachat en Europe, en Asie ou en Amérique.

Une activité sélective de façonnier

Mais d’ici là, Jérodia n’hésite pas à mettre ses capacités de production au service d’autres groupes, en jouant le rôle de façonnier. "C’est une démarche très élitiste et sélective : nous n’acceptons d’être le partenaire que de sociétés avec des gammes naturelles dans des univers de distribution qui ne sont pas les nôtres et ne vont pas nous concurrencer", explique le PDG. S’il ne souhaite pas mettre l’accent sur cette activité, qui représente 6 à 7 % de son chiffre d’affaires, elle lui permet néanmoins de "stimuler notre créativité et notre R&D". Et de découvrir d’autres mondes, comme la distribution sur internet ou les magasins bio. Pas question néanmoins de céder aux sirènes de la grande distribution.

Gaëlle Fleitour

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