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L'Usine Energie

"A 20 euros la tonne de CO2, ça marche", selon Patrick Pouyanné le PDG de Total

Aurélie Barbaux , ,

Publié le

Patrick Pouyanné, PDG de Total, milite pour un prix plancher du CO2 à 20 euros la tonne. En marge de la conférence annuelle de l’Union Française de l’Electricité, il a expliqué pourquoi.

A 20 euros la tonne de CO2, ça marche, selon Patrick Pouyanné le PDG de Total
Patrick Pouyanné le PDG de Total
© L'Usine Nouvelle

Comme la dirigeante d’Engie, Isabelle Kocher, le PDG de Total soutient un prix plancher de la tonne de CO2 à 20 euros, plutôt que les 30 euros avancés jusque-là, notamment par RTE, le transporteur d’électricité français. "L’objectif aujourd’hui c’est d’établir un prix du CO2 suffisant pour faire bouger les lignes. Moi, je dis 20 euros, explique Patrick Pouyanné. A 20 euros la tonne de CO2, ça marche. Parce qu’à 30 euros, on fait fuir tout le monde. A 20, on a peut-être une chance d’accrocher les Allemands. C’est une question de tactique" 

Accrocher les Allemands

Et s’il faut un prix plancher du carbone, c’est pour permettre un transfert des systèmes de production d’électricité du charbon vers le gaz. "A 20 euros, cela fonctionne. Les Anglais avaient mis 18 livres, et cela a fonctionné", rappelle le PDG de Total. Selon lui, les grandes forces à l’œuvre ce sont les gros industriels consommateurs, qui ont peur que si en Europe on met une taxe carbone trop élevée, cela entraîne un cout de l’énergie plus élevé qui soit un déficit concurrentiel par rapport à d’autres zones du monde. "Il faut trouver un bon point d’équilibre. Les Allemands sont doublement concernés par leur industrie électrique au charbon et par leurs grands industriels. Si l’on va trop vite, trop fort,

 on ne bougera pas", prévient Patrick Pouyanné.

Rester cohérent à l’international

L’intérêt de tous est donc d’introduire la notion d’un prix plancher du carbone. Et de ne pas s’arrêter au risque qu’il soit considéré comme une taxe. Et fixer ce prix, n’est pas qu’important pour inciter les industriels à sortir du charbon. Ce prix plancher serait aussi un signal politique fort sur la scène internationale. "Comment voulez-vous expliquer aux Indiens et au reste du monde qu’il faut abandonner le charbon pour faire de l’électricité alors que ces gens-là n’ont pas d’électricité et que le charbon est la seule ressource naturelle qu’ils aient, pendant que nous on continue à brûler du charbon. Il y a une espèce d’incohérence dans notre position, que le ministre indien de l’énergie a bien pointée", rappelle le PDG de Total, qui milite pour plus de cohérence. "C’est pour ça que Total a abandonné le charbon en 2015", rappelle-t-il.

Garder une énergie pas chère

Reste à convaincre les Allemands mais aussi Polonais, de le faire. Et c’est complexe, car il y a des enjeux d’emplois et de coûts. "Mais le premier enjeu de l’énergie, outre d’être durable et propre, c’est qu’elle ne doit pas coûter cher, parce que c’est un facteur fondamental de développement économique", rappelle Patrick Pouyanné.

 

 

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