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L'Usine Santé

90 médicaments jugés inutiles par la revue médicale Prescrire

Léna Corot

Publié le

La revue spécialisée Prescrire épingle 90 médicaments dont la balance bénéfices-risques est "défavorable dans toutes les situations cliniques pour lesquelles ils sont autorisés". Tous disposent pourtant d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) française ou européenne et 79 d'entre eux sont commercialisés en France.

90 médicaments jugés inutiles par la revue médicale Prescrire © Wikimedia Commons

Depuis 2010, la revue spécialisée Prescrire met à jour tous les ans sa liste de médicaments dont elle juge la balance bénéfices-risques "défavorable dans toutes les situations cliniques pour lesquelles ils sont autorisés". En 2018, ce sont 90 médicaments qui sont épinglés par la revue médicale dont 79 sont commercialisés en France. Cinq médicaments ont été retirés de la liste en 2018 (trois ne sont plus commercialisés ou disponibles et deux sont de nouveaux analysés) et quatre ont été ajoutés.

Toutes les spécialités sont concernées. De la cancérologie à la psychiatrie en passant par l'ophtalmologie et la dermatologie. L'antihistaminique Primalan, à base de méquitazine, utilisé dans les allergies, d’efficacité modeste, "expose plus que d’autres antihistaminiques H1 à des troubles du rythme cardiaque", juge la revue ajoutant que des alternatives existent. De même que la prométhazine injectable, à la base du Phénergan et le tacrolimus dermique contenu dans le Protopic.

Les médicaments pour perdre du poids

De même, Prescrire alerte sur ces médicaments qui permettraient de perdre du poids en affirmant que "début 2018, aucun médicament ne permet de perdre du poids de façon durable et sans risque". Il est préférable, selon la revue médicale, de s'en tenir à des modifications d’activité physique et diététiques. Dans son viseur et commercialisé en France l’orlistat qui est notamment présent dans le Xenical.

"Les médicaments de la maladie d’Alzheimer disponibles début 2018 ont une efficacité minime et transitoire", selon la revue Prescrire. Ces médicaments ne ralentissent pas l'évolution vers la dépendance et exposent à des effets indésirables graves. Sont notamment visés les médicaments à base de donépézil (Aricept, etc.), galantamine (Reminyl, etc.), rivastigmine (Exelon, etc.) et de mémantine (Ebixa,…).

La revue Prescrire affirme poursuivre une "procédure rigoureuse" dans l'analyse de ces médicaments : " recherche documentaire méthodique et reproductible, détermination de critères d'efficacité pertinents pour les patients, hiérarchisation des données selon leur niveau de preuves, comparaison versus traitement de référence, prise en compte des effets indésirables et de leur part d'inconnues".

Surtout, la revue spécialisée juge que dans de nombreux cas d'autres options ont une meilleure balance bénéfice-risques, c'est pourquoi les médicaments ayant plus d'effets indésirables sont à écarter. Et dans le cas d'impasse thérapeutique dans une maladie grave, l'utilisation de certains médicaments n'est pas utile lorsque l'efficacité clinique n'est pas démontrée, explique la revue. Ces traitements conduisent souvent à des effets secondaires graves. Mais, Prescrire juge l'utilisation de ces médicaments utile dans le cadre d'une recherche clinique.

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