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« 90 % de nos produits sont connectés ou connectables »

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Marcel Torrents, le président du directoire de Delta Dore et de Cofluens, estime que le marché de la domotique décollera grâce à la simplification des usages.

« 90 % de nos produits sont connectés ou connectables »
Marcel Torrents, président du directoire de Delta Dore et de Cofluens

Avec l’internet des objets, le vieux rêve de la domotique va-t-il enfin devenir réalité ?

Absolument. Cette révolution apporte ce qui manquait : la connectivité extérieure. Ce qui est nouveau aussi, c’est le smartphone, une puissance extraordinaire pour communiquer avec n’importe qui, n’importe où et n’importe quand. La mobilité est en train de régénérer nos métiers et de redynamiser le marché.
 

Tous les ingrédients sont-ils là ?

Le marché décollera si les usages se développent. Le problème ne tient pas à l’offre. Toutes les briques nécessaires existent déjà. La vraie difficulté est de convaincre les usagers. Si on répond aux besoins des gens et si on est capable de trouver des solutions à leurs problèmes, le marché se développera. Sinon on risque de ne cibler que les geeks. Chez moi, j’ai 100 objets connectés. Car je suis dans le métier et je veux tout tester. Ce n’est pas le cas de tout le monde.
 

Suffit-il d’offrir la connectivité ?

Non. Il faut faire plus, aller au-delà des produits. Il faut proposer aux gens des services qui améliorent leur confort et des solutions qui leur permettent de piloter portes, volets ou alarmes comme ils le veulent. Activer et désactiver l’alarme, fermer et ouvrir la porte… Tout cela doit pouvoir se faire à distance. La femme de ménage oublie sa clé, on doit pouvoir lui ouvrir la porte sans être sur place. Il faut se placer dans une logique de simplification de la vie et des usages. On peut maintenant le faire pour pas cher et sans travaux.
 

Avez-vous besoin de vous allier à des acteurs du digital comme Microsoft ou IBM ?

Peut-être. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Nous sommes encore sur un marché de niche. Mais on va vers un monde où on sera tous liés les uns aux autres. Digital, banque, assurance, électricité, gaz, eau… Tous ceux qui facturent pour le bâtiment ont la capacité d’apporter des services.
 

Craignez-vous la mainmise des géants du digital comme Google ?

En face de nous, il y a déjà des gros acteurs comme Schneider, ABB et Siemens. Il faudra aussi compter avec les géants du digital. Nous avons une place de spécialiste qui maîtrise son métier. Nous pensons être en mesure de résister à la concurrence des géants du digital et renforcer notre position. Chaque maison est différente et chaque pays est particulier. La prise électrique anglaise n’est pas la prise française. Nous ne sommes pas sur un marché global comme le pense Google, mais sur un marché très fragmenté. Je ne crois pas qu’un acteur, même aussi puissant que Google, puisse tout faire.
 

Où en est Delta Dore dans l’internet des objets ?

Nous avons pris le virage il y a deux ans et créé un conseil stratégique avec des experts dans le numérique, la finance… qu’on consulte régulièrement. Nous avons équipé nos 820 salariés pour qu’ils testent nos solutions et voient le changement. On a également transformé notre mode d’accès au marché, notre site internet, notre communication. Aujourd’hui, 90 % de nos produits sont connectés ou connectables, y compris ceux existant depuis douze ans. Pour les nouveaux, on utilise la technologie SigFox ou LoRa. Dommage qu’il y ait des standards différents. Il faudra s’accorder sur un seul.
 

Comment comptez-vous exploiter les données ?

Les données représentent une opportunité de nouveaux services. Mais il faut rester prudent, car elles appartiennent aux clients. Pour les exploiter, il faut avoir leur accord. Je ne me vois pas faire tous les services de la terre. C’est à nos partenaires de le faire. Nous voulons être un facilitateur rémunéré sur l’infrastructure qu’on met à leur disposition. Je ne dis pas qu’on n’en fera pas, mais l’essentiel viendra de partenaires. C’est une question de taille. Si j’étais un gros acteur, j’aurais peut-être la volonté de tout faire.?

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