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[737 MAX] Cette mauvaise nouvelle que Boeing aurait préféré éviter

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Publié le , mis à jour le 30/06/2020 À 09H34

La compagnie aérienne Norwegian Air a annoncé le 29 juin annuler les commandes de 97 avions de Boeing. Elle compte obtenir un dédommagement de la part de l'avionneur américain pour l'immobilisation du 737 MAX et les problèmes mécaniques du 787 qui ont nui à ses résultats.

Cette mauvaise nouvelle dont Boeing se serait bien passé
Norwegian Air a annoncé lundi l'annulation des commandes de 92 avions 737 MAX et de cinq 787 Dreamliners.
© Ints Kalnins

Boeing pensait se réjouir. Lundi 29 juin, l'avion 737 MAX de l'avionneur américain a effectué son premier vol de certification aux États-Unis. Une étape importante pour l'éventuel retour dans les airs de l'avion, cloué au sol à travers le monde depuis que deux appareils se sont écrasés en 2018 et 2019 à cinq mois d'intervalle, tuant 346 personnes au total en Ethiopie et en Indonésie.

Mais le même jour, la compagnie aérienne Norwegian Air a indiqué avoir annulé les commandes de 92 appareils 737 MAX et de cinq 787 Dreamliners, ainsi que des contrats de maintenance liés aux deux modèles.

Négociations pour un dédommagement

Par ailleurs, "Norwegian a en outre déposé une réclamation pour obtenir le remboursement des paiements avant livraison liés à ces avions et une compensation des pertes liées à l'immobilisation du 737 MAX et aux problèmes de moteur du 787", écrit la compagnie dans un communiqué.

Elle n'a pas précisé le montant qu'elle réclamait à Boeing, avec lequel des négociations ont été entamées sur la question. Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès de Norwegian Air. Boeing a déclaré qu'il travaillait avec Norwegian en vue d'une issue, comme il le fait avec d'autres compagnies, dans un contexte délicat pour le secteur aérien. Il a fait savoir qu'il ne commenterait pas les discussions commerciales.

Norwegian Air, qui a révolutionné les vols transatlantiques en proposant des billets à bas prix, faisait face à des difficultés économiques avant même la crise sanitaire liée au coronavirus.

 

avec Reuters (Gwladys Fouche et Terje Solsvik, avec Eric M. Johnson à Seattle; version française Jean-Philippe Lefief et Jean Terzian)

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