Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

COP21

700 maires du monde s’engagent pour le climat

Manuel Moragues , ,

Publié le

Le sommet des élus locaux pour le climat se tient ce vendredi 4 décembre à Paris. Initié par la maire de Paris Anne Hidalgo et Michael Bloomberg, envoyé spécial des Nations Unies pour les villes et le climat, il réunit quelque 700 maires représentant 600 millions de citadins qui veulent "parler d’une même voix".

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer


Crédits Anne Hidalgo CC Twitter

Les Etats négocient. Les villes agissent. Et leur action est indispensable à la lutte contre le réchauffement climatique. Ce message est martelé au Sommet des élus locaux pour le climat, qui a ouvert ce vendredi 4 décembre matin à l’Hôtel de ville de Paris.

Quelque 700 maires représentant 600 millions de citadins sont réunis toute la journée à l’initiative de la maire de Paris, Anne Hidalgo, et de Michael Bloomberg, ancien maire de New York et envoyé spécial des Nations Unies pour les villes et le climat.

"Il s’agit d’un rassemblement unique", souligne Michael Bloomberg, dans son allocution d’ouverture. "Jusqu’ici, les négociations internationales n’ont pas reconnu la contribution que peuvent porter les villes. Aujourd’hui, ce sommet va changer cela. Nous parlons d’une seule voix et cette voix doit être entendue", lance-t-il. Réunissant plus de 53 % de la population mondiale - près de 70% prévus en 2050 - et responsables de plus des deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre, les villes sont en première ligne dans la lutte contre le réchauffement climatique. Parce qu’elles sont directement exposées à ses conséquences – canicules, inondations, etc. Parce qu’elles peuvent jouer un rôle majeur.

"Mobilisation historique"

"Notre mobilisation est historique. Elle peut résoudre la moitié de l’équation écologique mondiale", déclare Anne Hidalgo. le texte provisoire de la déclaration que doivent signer et proclamer les maires en fin de journée annonce notamment l’engagement des "villes et régions du monde" à "réduire de 3,7 gigatonnes les émissions annuelles de gaz à effet de serre d’ici 2030 (soit 25% de la différence prévue entre la réduction des émissions attendues de l’Accord de Paris et celle qui est recommandée par de la communauté scientifique pour limiter le réchauffement à 2 degrés)". L’objectif de "soutenir la transition vers une énergie 100% renouvelable sur nos territoires d’ici à 2050" devrait aussi être mentionné.

Les villes, réunies dans de multiples réseaux comme le C40, affichent donc leur volonté de poursuivre leur dynamique dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Elles ont déjà multiplié leurs engagements ces dernières années, et particulièrement en 2015. La moitié des plus grandes villes du monde visent déjà une baisse de leurs émissions d'au moins 70% d'ici à 2050. Plus de cinquante d'entre elles, dont San Francisco, Sydney, Copenhague et Vancouver, ont promis de s’alimenter à 100% en énergies renouvelables d'ici à 2020, 2030 ou 2035.

"Pour qu'il y ait un accord, il faut qu'il y ait des solutions"

Intervenant à l’ouverture du sommet, François Hollande a salué leur rôle : "Vous êtes ici réunis autour de Anne Hidalgo et de Michael Bloomberg, qui porte depuis des années le message selon lequel il n’y aura pas de réduction des émissions à effet de serre sans l’action des villes […] Vous êtes ici à Paris pour montrer qu’il y a des solutions. Car pour qu’il y ait un accord à la COP 21, il faut qu’il y ait des engagements souscrits par les Etats, mais il faut aussi […] qu’il y ait des solutions."

Ces solutions et plus largement les stratégies des villes auront peut-être à se voir attribuer un rôle plus important dans les négociations internationales. Devant la presse, en fin de matinée, Anne Hidalgo pointait ainsi : "Nous ne sommes pas seulement des territoires où vont se décliner les politiques nationales. Nous avons notre pensée propre." Et aujourd’hui une voix propre.

Manuel Moragues

Débloquer l’accès aux financements des projets urbains
SI le potentiel d’action des villes en faveur du climat est bien établi, sa réalisation demandera de lourds investissements. Or il y a des financements, notamment de grandes organisations internationales, qui ne demandent qu’à être utilisés. Le problème vient souvent de ce que les villes ne sont pas en mesure de déposer des projets assez aboutis. Pour y remédier, le C40, réseau de près de 80 grandes villes engagées pour le climat, lance ce 4 décembre le "C40 Cities Finance Facility", une plate-forme destinée à apporter une assistance technique aux villes pour monter leurs projets. Un financement initial de 5,7 millions de dollars a été annoncé. L’objectif est d’aboutir à un montant de 20 millions de dollars qui permettra de "débloquer jusqu’à 1 milliard de dollars de projets d’infrastructures vertes dans le monde dans les quatre prochaines années », selon un porte-parole du C40.

 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle