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L'Usine de l'Energie

70% des investissements dans l’énergie seront politiques, selon l’Agence internationale de l’énergie

Aurélie Barbaux , , ,

Publié le

Infographie Dans son rapport mondiale annuel de l’énergie, le World Energy Outlook 2018, l’Agence internationale de l’énergie prévoit que la demande de pétrole et de gaz va augmenter et que 40% de l’électrique sera d’origine renouvelable en 2040 contre 24% aujourd’hui. Elle pointe surtout l’importance des politiques énergétique des gouvernements.

70% des investissements dans l’énergie seront politiques, selon l’Agence internationale de l’énergie
L'Agence internationale de l'énergie anticipe une très forte augmentation de la demande de gaz dans les économies en développement.
© Shell

A la veille de la publication de la feuille de route énergétique française pour les dix ans à venir, la fameuse PPE ou programmation pluriannuelle de l’énergie (promise maintenant pour fin novembre selon François de Rugy), le World Energy Outlook 2018, rapport mondiale de référence de l’Agence international de l’énergie (AIE) publié le 13 novembre, devrait avoir un écho tout particulier.

Sans surprise, les scénarios établis par l’AIE confirment que d’importantes transformations sont en cours dans le secteur mondial de l'énergie, de l'électrification croissante (40% de la production en 2040 contre 24% aujourd’hui) à l'expansion des énergies renouvelables, en passant par les bouleversements de la production pétrolière et la mondialisation des marchés du gaz naturel.

Selon le New Policies Scenario (NPS) de l’AIE, prenant en compte les politiques connues des pays, la demande d’énergie devrait encore croître de 25% d’ici à 2040 et notamment la demande en pétrole pour répondre aux besoins de la pétrochimie, du transport par camion et de l'aviation.

Pour y faire face, "il faudra doubler le nombre d'approbations de projets pétroliers classiques par rapport à leur faible niveau actuel", prévient l’AIE. A défaut, "la production américaine de schiste argileux, qui a déjà connu une croissance record, devrait ajouter plus de 10 millions de barils par jour d'ici 2025, ce qui revient à ajouter une autre Russie à l'offre mondiale en sept ans", écrivent les auteurs du WEO 2018.

Toujours plus de pétrole, de gaz  et de renouvelables

La demande de gaz naturel est aussi à la hausse, “effaçant ainsi l'idée d'une surabondance", analyse le rapport, alors que la Chine apparaît comme un consommateur géant. L'énergie solaire photovoltaïque prend de l'avance, les énergies renouvelables représentant près des deux tiers des augmentations de capacités mondiales d'ici 2040, grâce à la baisse des coûts et aux politiques gouvernementales de soutien. La part des énergies renouvelables dans la production d'électricité passera de 25 % aujourd'hui à plus de 40 % en 2040. Mais le charbon reste la principale source d'énergie et le gaz le deuxième.

"Les autres technologies à faible émission de carbone et en particulier les politiques d'efficacité énergétique nécessitent encore un effort important", observe l’AIE, qui met en avance l’importance des politiques publiques. "Plus de 70 % des investissements mondiaux dans le domaine de l'énergie seront dirigés par les gouvernements et le message est clair : le destin énergétique du monde repose sur les décisions et les politiques prises par les gouvernements, prévient Fatih Birol, directeur exécutif de l'AIE, dans un communiqué. Il sera essentiel d'élaborer les bonnes politiques et les incitations appropriées pour atteindre nos objectifs communs de sécurité d'approvisionnement énergétique, de réduction des émissions de carbone, d'amélioration de la qualité de l'air dans les centres urbains et d'élargissement de l'accès de base à l'énergie en Afrique et ailleurs".

Axer les politiques publiques sur des réseaux, le numérique et le stockage

Le WEO 2018 montre en effet le "contraste entre les politiques actuelles et prévues", et celles qui "permettraient d'atteindre les objectifs climatiques à long terme de l'Accord de Paris, de réduire la pollution atmosphérique et d'assurer un accès universel à l'énergie". L’expansion des énergies renouvelables y aidera (elle est même indispensable pour compenser le charbon), mais elle implique "un nouvel ensemble de défis que les décideurs politiques doivent relever rapidement", prévient l’AIE. Il faudra investir dans des réseaux plus flexibles, et réformer les marchés de l’énergie, financer les investissements dans les réseaux, ainsi que l'amélioration des technologies de réponse à la demande, comme les compteurs intelligents et les technologies de stockage sur batterie.

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