7 bonnes raisons d'adopter un robot

Savez-vous tout ce que ces étonnantes machines peuvent faire pour vous ?

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7 bonnes raisons d'adopter un robot

C'est une sorte de Che Guevara moderne. Mais lui, au lieu de prêcher la révolucion, il prône la robotlution ! L'ancien patron d'Atari, Bruno Bonnell, puisque c'est de lui qu'il s'agit, s'est transformé en prophète de la robotique en France. Et pour évangéliser le pays, il s'est même offert une grand-messe, le salon InnoRobo qui se tient à Lyon jusqu'à demain. On y croisera des humains mais surtout des machines de toutes espèces, douées de mouvement et de paroles et répondant à toute sorte de problèmes ou accomplissant toute sorte de tâches.

Mais ce rendez-vous, aussi enthousiasmant soit-il, ne doit pas cacher le retard francais en matière de robotique. Notre pays compte seulement 33.000 robots en activité quand l'Allemagne en affiche 145.000 et l'Italie 65.000. On pourrait s'en lamenter. Mais ce n'est pas l'état d'esprit des apôtres des robots, que ce soit Bruno Bonnell ou le Symop, le syndicat des technologies de production. Selon eux, la France a tous les atouts pour adopter massivement ces étonnantes machines. Voici en sept bonnes raisons de se laisser convertir et de passer à l'acte.

1. Les robots, c'est bon pour la croissance. Et pas seulement parce que cela donne de l'activité à des entreprises comme Actemium ou ABB. Investir dans les robots permettra aussi de faire émerger une filière robotique en France. On dénombre déjà une vingtaine de PME, comme Gostai, Aldebaran ou Robopolis, qui travaillent dans ce domaine. Bien épaulées, elles pourraient capter une partie des 100 milliards de dollars de chiffre d'affaires que devrait générer le secteur au niveau mondial en 2020 selon l'International Fédération of Robotics.

2. C'est bon pour le Made in France. C'est l'un des credo du Symop, le syndicat de la production qui vient d'accueillir en son sein le syndicat des robots de service. Robotiser les usines permettrait de maintenir des productions en France... sans sacrifier l'emploi. Pour asseoir ce mouvement de "robot-calisation" , le Symop propose de défiscaliser tout investissement productif.

3. C'est bon pour le coût du travail. Plus exactement, ca évite de trop s'en soucier. L'un des premiers facteurs de rentabilité du robot est la diminution de la part de la main-d’oeuvre dans le prix de revient du produit fabriqué. Mais au-delà, certains industriels, comme les japonais, croient que ces machines leur permettront de battre la Chine en sortant par le haut de la question du coût du travail. En usant et abusant des robots, ils estiment pouvoir se doter d'une main d'oeuvre... low cost.

4. C'est bon pour la santé... des hommes. Les robots, on peut les voir comme des concurrents des humains... Ou pas. On pourrait aussi se dire que le robot ou le cobot commence son travail là où le nôtre s'arrête, soit parce que l'on estime la tâche trop dure ou le risque trop grand. C'est en tout cas ce que souligne Jean-Paul Laumond, professeur de robotique au collège de France : "on envoie les robots sur des planètes, au fond des mers, là où l'homme ne pourrait pas aller."

5. C'est bon pour la flexibilité. C'est une tendance lourde dans les usines : il faut désormais pouvoir réorganiser sans cesse la production pour répondre aux attentes des clients. Et, en la matière, les robots sont un atout. Reprogrammable à l'infini ou presque, ils sont polyvalents et très rapidement opérationnels... Pour peu que l'on ait imaginé dès le départ les missions auxquelles on les destinait.

6. C'est bon pour la qualité. Installer un robot ne garantit pas des produits sans défaut mais cela y contribue très fortement. C'est même l'un des premiers bénéfices de l’implantation d’un robot : la diminution du taux de rebuts et l’amélioration globale de la qualité. La dextérité du robot est sans équivalent pour les opérations de soudure, d’ébavurage, de découpe, de peinture...

7. C'est bon pour la science. Si l'on ne devait retenir qu'une raison d'adopter un robot, ce serait peut-être celle-là. Ces machines humanoides ont un pouvoir d'attraction sur les jeunes. Elles leur donnent envie d'embrasser les carrières scientifiques. Vous en doutez ? Faites le test comme moi avec vos enfants. Et vous verrez, ils seront très vite fascinés. Et ne tarderons pas à scander : "Vive la Robolucion !"

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