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680 anciens salariés de Continental devant les Prud’hommes

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680 ex-salariés de l’usine de Clairoix (Oise) contestent leur licenciement. Le groupe Continental veut démontrer que la fermeture était inéluctable et qu’il a fait face à ses engagements sociaux. Trois jours d’audience sont prévus. Batailles d’avocats en perspective.

680 anciens salariés de Continental devant les Prud’hommes

Le conseil des Prud’hommes de Compiègne (Oise) a commencé à examiner ce mardi 26 février le dossier de 680 ex-salariés de l’usine Continental de Clairoix qui contestent le motif économique de leur licenciement. Les conseillers prud’hommes n’étant pas parvenus en octobre 2011 à rendre un jugement, l’affaire avait été renvoyée en "départage". C’est donc une audience dite de "départage" présidée par un juge départiteur "professionnel" qui a commencé mardi 26 février. Ce magistrat est entouré des deux juges prud’homaux du collège "employeur" et des deux juges prud’homaux du collège "salariés".
 
Les avocats des ex-salariés, dont Fiodor Rilov, l’avocat de la CGT de l’usine Goodyear d’Amiens-nord, vont tenter de démontrer que le licenciement économique n’était pas fondé. Ils vont réclamer des dommages et intérêts à Continental pour "licenciement sans cause réelle et sérieuse". Ils estiment que Continental AG, la société-mère basée en Allemagne, ne connaissait pas de difficultés économiques au moment de la fermeture en mars 2009 de l’usine de Clairoix qui comptait alors 1113 salariés. Ils estiment par ailleurs qu’à l’occasion de l’accord sur le temps de travail de 2007, Continental n’a pas respecté l’engagement de ne pas fermer le site de l'Oise. Ils attaquent aussi Continental sur la question du reclassement des salariés licenciés.

Les avocats de Continental vont, de leur côté, tenter de démontrer que la fermeture de l’usine de Clairoix a été rendue "inéluctable" par la crise de 2008 dans le secteur automobile. Le groupe Continental estime à 21 millions de pneus (tourisme et camionnettes) sa surcapacité annuelle fin 2009 en Europe, soit l’équivalent de trois usines Clairoix (7 millions de pneus). Parallèlement à l’argumentaire autour des surcapacités, les avocats de Continental vont tenter de démontrer que le groupe a "fait face à ses responsabilités et à ses engagements" dans le cadre de la fermeture de cette usine : fournir à chaque salarié actif deux "offres valables d’emploi" (en fonction de la distance, du salaire, de la compétence) ou une "solution identifiée" qui peut être une formation longue ou qualifiée et diplômante ou une reprise/création d’entreprise.

Par ailleurs, les ex-salariés de Continental ont pu disposer d’un "congé de mobilité" de 24 mois (avec 65 % de leur salaire brut antérieur) qui a été prorogé de 6 mois. Continental met aussi l’accent sur l’ampleur du plan d’accompagnement social mis en œuvre à Clairoix : 200 000 euros en moyenne par salarié.

Claire Garnier

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