57 PRIORITÉS POUR LE NUMÉRIQUE, C'EST 54 DE TROP !

Aurélie Barbaux

Publié le

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Analyse 57 objectifs prioritaires ! En présentant le 30 novembre le plan France Numérique 2012-2020, François Fillon et Éric Besson se sont livrés à un inventaire à la Prévert de ce qu'il faudrait faire pour réveiller cette filière prometteuse. Est-ce bien raisonnable ? Peut-on réellement penser mener à bien une stratégie en s'imposant 57 objectifs différents ? Certes, c'est moins ambitieux que le précédent plan qui en affichait 154. Mais pour les patrons du numérique, c'est encore trop. « Il ne faut que 2 ou 3 priorités », tempête Gilles Babinet, le président du tout jeune Conseil national du numérique. Le problème du nouveau plan ? Il confond objectifs, priorités et moyens. Le but était pourtant clair : faire de la France la 5e économie mondiale en matière de numérique, avec à la clé 450 000 emplois créés et des points de croissance supplémentaires. On en est loin : en 2010, la France figurait à la 20e place mondiale, selon un classement IBM - The Economist. Le problème du plan français tient aussi à sa définition du numérique. Dans l'esprit des politiques, ce secteur reste synonyme d'internet. Quand ils parlent du numérique, ils brandissent les chiffres d'une étude McKinsey, commanditée par Google, qui estimait que l'écosystème internet français pesait 3,7 % du PIB et avait créé 700 000 emplois depuis 2000. C'est une vision trop étroite. Il faudrait prendre en compte le logiciel embarqué, l'électronique, les jeux... Et dépasser certains points de vue, tel celui de Didier Lombard, l'ancien PDG de France Télécom, qui considère que le salut numérique dans notre pays se résume aux infrastructures. Il est temps de se fixer de vraies priorités stratégiques. Trois pourraient faire consensus. La première : l'e-santé pour tous, afin de conserver la qualité de notre système social à un coût acceptable. La deuxième : l'émergence de nouveaux champions internationaux dans le domaine de l'analyse, du traitement et de la visualisation de données, où nos chercheurs, ingénieurs et mathématiciens excellent déjà. La troisième, enfin : le haut débit en mobilité pour tous et partout, afin de lutter contre la fracture numérique. Le reste n'est que moyens.

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