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L'Usine Agro

44 nouvelles plaintes déposées en France contre le glyphosate

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Publié le

A Foix (Ariège), le collectif "campagne glyphosate" vient de déposer 53 plaintes contre les agrochimistes et les dirigeants de l'Union européenne après avoir découvert, dans leurs urines, un taux de glyphosate en moyenne 15 fois supérieur à celui qui est autorisé dans l’eau potable.

44 nouvelles plaintes déposées en France contre le glyphosate
53 plaintes déposées à Foix par le collectif "Campagne Glyphosate"
© @flickr chafer machinery

"Les pisseurs involontaires de glyphosate"… Voilà le surnom (en référence aux "faucheurs volontaires d'OGM") que se sont donnés les 44 Ariègeois qui déposeront, ce 15 octobre au tribunal de Foix (Ariège), plainte contre les fabricants du fameux pesticide et les dirigeants européens qui autorisent le produit. Les "pisseurs" demandent l’intervention de la justice pour mise en danger de la vie d’autrui, tromperie aggravée et atteinte à l’environnement.

Des taux de glyphosate 15 fois supérieurs à la limite autorisée

La plainte du collectif ariégeois se base sur des analyses d’urines, réalisées en octobre dernier sous-contrôle d’huissiers. "Les résultats des 150 citoyens testés montrent des taux de glyphosate dans l’urine en moyenne 15 fois supérieurs à la limite autorisée dans l’eau potable", explique Dominique Masset porte parole du mouvement. Ce cinquantenaire s’est lui-même soumis à l’examen. Résultat : un taux de pesticide de 3,31 nano grammes par litre, soit 33 fois supérieure à la limite autorisée. Un résultat qui l’a poussé à rejoindre la campagne "j’ai du glyphosate dans mes urines et toi ?" qui vise à inciter les citoyens à faire analyser leurs urines pour porter l’affaire devant la justice.

Aujourd’hui, le mouvement assure que plus de 200 autres personnes se sont déjà soumises aux tests et promettent le dépôt de 150 nouvelles plaintes dans plusieurs tribunaux d’ici à la fin de l’année. Les plaintes concerneront l’utilisation du glyphosate sur les deux derniers trimestres 2017 et le premier de l'année 2018. "Une période volontairement restreinte pour permettre aux autorités judiciaires d’identifier les responsables", explique Dominique Masset.

Faire pression sur le TGI

Dans le viseur du collectif : les dirigeants des entreprises d’agrochimie parmi lesquelles Bayer et BASF mais également le président de l'Union européenne, celui de la commission d’accréditation du produit ainsi que celui de l’ANSES… "Les dirigeants politiques sont responsables de notre empoisonnement" explique Dominique Masset. L’activiste s’en prend notamment aux députés français qui ont refusé d’inscrire l’interdiction du glyphosate dans la loi Alimentation. "Il n’y a plus de temps à perdre. Il faut interdire ce pesticide et trouver les moyens financiers d’accompagner les agriculteurs dans la transition" s’emporte le représentant de "Campagne Glyphosate".

Aucune des entreprises ou entités visées n’a souhaité s’exprimer pour le sujet. En juin dernier, sept plaintes avaient déjà été déposées au tribunal de Foix. Ce dernier s’était dessaisi du dossier au profit du pôle de santé publique du TGI de Paris. Ces plaintes font désormais l’objet d’une pré-enquête. "Avec la multiplication des procédures, nous espérons mettre la pression sur le TGI pour qu’il nomme rapidement un juge d’instruction", précise Dominique Masset.

 

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