50 millions d'euros pour booster la filière spatiale

Le nouveau programme d'investissements d'avenir (PIA 2) va consacrer 25 millions d'euros pour le développement des satellites à propulsion électrique et autant pour le développement d'une coiffe agrandie pour la fusée Ariane.

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50 millions d'euros pour booster la filière spatiale

A l'issue du premier comité de concertation Etat-Industrie sur l'Espace, qui s'est tenu ce mercredi 4 septembre, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en charge du spatial, Geneviève Fioraso a annoncé l'octroi de 50 millions d'euros pour la filière spatiale française.

Provenant du nouveau programme d'investissements d'avenir annoncé par le Premier ministre en mai dernier (PIA 2), la moitié de cet argent permettra de financer des études dans le domaine de la conception même des satellites à propulsion électrique. Ces appareils tirent leur énergie non plus du carburant chimique embarqué comme pour les satellites traditionnels, mais de l'énergie électrique (batterie, panneaux photovoltaïques...) . Leur grand intérêt : un allègement considérable de leur masse au décollage. Il n'est en effet plus nécessaire d'emporter un réservoir plein de carburant, de quoi obtenir un gain de masse de près de 3 tonnes ! Or la facturation des lancements est directement proportionnelle à la masse des satellites. En accélérant ses travaux de recherche, la France espère ainsi rattraper son retard sur le groupe américain Boeing, qui a déjà commencé à commercialiser avec succès ce type de solutions.

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Le PIA 2 consacre également 25 millions d'euros pour les travaux d'études de l'agrandissement de la coiffe d'Ariane, là où sont justement abrités les satellites à mettre sur orbite. C'est une conséquence directe de l'arrivée des satellites électriques. Si ces derniers sont plus légers, ils sont également nettement plus volumineux. "La nouvelle coiffe sera environ 2 m plus grande que la coiffe actuelle. On vise une disponibilité dès 2015", explique Stéphane Israël, nouveau PDG d’Arianespace, présent pour ce premier comité de concertation de la filière. Les groupes français et notamment Astrium, seront en charge des travaux d'études tandis que l'industrialisation sera réalisée par le groupe suisse Ruag, qui devrait investir autant que la France sur ce projet.

Hassan Meddah

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