Economie

44 suppressions d’emplois aux Fonderies Collignon à Deville

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Les Fonderies Collignon à Deville (Ardennes) se séparent de 44 salariés pour éviter une mise en redressement judiciaire.

44 suppressions d’emplois aux Fonderies Collignon à Deville © D.R.

Placées en procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce de Sedan (Ardennes), le 14 février 2013, les Fonderies Collignon qui employaient alors 159 salariés avaient dû présenter, le 15 avril 2013, un plan drastique de restructuration devant la même juridiction afin de revenir à l’équilibre de sa trésorerie et oublier définitivement la crise vécue en 2009 et 2010.

"A l’époque, on a perdu 60 % de nos commandes. Et on est parvenu à limiter la casse sur le plan social en étant l’entreprise qui, dans les Ardennes, a le plus recouru au chômage partiel", explique Vincent Collignon, le PDG de cette PME, spécialisée dans la fonte et l’acier.

27 départs volontaires et 17 licenciements

Travaillant essentiellement pour l'automobile, le BTP, le machinisme agricole et les poids lourds, Collignon vient donc de boucler un plan de sauvegarde pour l’emploi qui s’est soldé par 44 suppressions de postes. 27 départs volontaires et 17 licenciements. L’effectif passant à 115 CDI alors qu’il comptait encore 225 employés en 2008. Entretemps, la société avait dû alors recourir au non remplacement des départs en retraite et à des ruptures de contrat de travail à l’amiable.

"Ce PSE qu’on a finalisé a été accompagné par une recentralisation des services administratifs, un recentrage sur les activités les plus rentables et des reclassements internes. Ce qui a permis de sauver sept postes par rapport à ce qui était initialement prévu", souligne le dirigeant.

Un nouveau procédé de moulage

Depuis quelques semaines, les Fonderies Collignon enregistrent en tout cas un regain d’activité. Le carnet de commandes est plein jusqu’en fin novembre. Ce qui a permis à l’entreprise de lancer un investissement de 400 000 euros dans un nouveau procédé de moulage qui lui permettra de fabriquer des pièces en plus grande dimension et de haute technicité.

Avant de repasser devant le tribunal de commerce de Sedan le 18 juillet, l’entreprise ardennaise espère ainsi convaincre l’administrateur judiciaire, Jérome Cabooter, que cette réorganisation s’avérera payante.

Pascal Remy
 

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