"4000 suppressions d'emplois plutôt que les 8000 annoncées" selon les syndicats français d'EADS

S'ils ne disposent pour le moment d'aucune information confirmée, les représentants de la CFDT et de la CFE-CGC d'EADS jugent "injustifiés" les 20% d'effectifs européens supprimés dans la branche défense et espace du groupe, comme évoqué par la presse allemande le 20 novembre.

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Le comité national France d'EADS avait pourtant réussi à rassurer les principaux représentants syndicaux du groupe européen d'aéronautique et de défense, le 20 novembre.

Marwan Lahoud, le directeur général délégué à la stratégie et au marketing d'EADS, n°2 du conglomérat industriel, "n'a jamais évoqué", selon la CFDT et la CFE-CGC, "le chiffre de 8000 suppressions d'emplois" que l'agence de presse allemande DPA a révélé le 20 novembre.

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La suppression de 20 % des effectifs pour mettre en oeuvre la réorganisation d'EADS et la fusion de Cassidian et Astrium au sein d'une même entité Defence & Space est vue comme "extravagante" et "injustifiée" par les représentants syndicaux.

Des réunions d'information sur tous les sites français le 28 novembre

"Le comité national n'est pas allé dans le sens des 8000 suppressions d'emplois, plutôt dans la recherche de solutions pour limiter le plan social", a assuré à L'Usine Nouvelle Jean-Marie Peeters, coordinateur syndical adjoint CFDT EADS chez Cassidian.

Si Thierry Préfol, délégué syndical central CFE-CGC chez Astrium, se dit "inquiet pour l'emploi, l'avenir des sites et la pérennité du groupe", il confie tabler plutôt sur "10 % de suppressions d'emplois", soit près de 4 000 sur les 40 000 que comptent les effectifs européens de Cassidian et Astrium.

"EADS va très bien sur le plan financier, a doublé son chifre d'affaires en dix ans. La direction a les moyens de mettre en oeuvre un plan social acceptable même si pour le moment sa communication est bien plus orientée vers les marchés que vers les salariés du groupe", a déploré l'élu.

"Si l'on veut dégager des marges aujourd'hui, c'est pour financer les projets de demain", aurait expliqué Marwan Lahoud aux représentants syndicaux pour justifier l'impératif de 10 % de rentabilité que le président exécutif d'EADS Tom Enders a fixé pour le groupe et ses différentes branches en 2015.

En attendant, les syndicats restent mobilisés en vue du comité européen du 9 décembre, au cours duquel la direction d'EADS devrait faire la lumière sur les réductions d'effectif. La CFE-CGC a décidé d'organiser des réunions d'information pour les salariés le 28 novembre prochain sur tous les sites français d'EADS.

Elodie Vallerey

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