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L'Usine Maroc

"400 millions d'euros d'affaires à saisir au salon de la sous-traitance de Tanger", selon Tajeddine Bennis

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L'Association marocaine pour l'industrie et le commerce de l'automobile (Amica) organise à Tanger du 23 au 25 avril sa première édition du Salon de la sous-traitance automobile dans la zone franche TFZ. Tajeddine Bennis, vice-président de l'Amica, détaille les objectifs et enjeux de cette manifestation qui vise à rapprocher donneurs d'ordre comme Renault et équipementiers automobiles de leurs sous-traitants marocains.  

400 millions d'euros d'affaires à saisir au salon de la sous-traitance de Tanger, selon Tajeddine Bennis © amica.org.ma

 

 

 

L'Usine Nouvelle a demandé à Tajeddine Bennis, vice-président de l'Association marocaine pour l'industrie et le commerce de l'automobile (Amica) basée à Casablanca et directeur général de la société d'emboutissage Snop Maroc, implantée à Tanger, d'expliquer les motivations ayant conduit à la création du premier salon de la sous-traitance qui se tient la semaine prochaine dans cette ville. Et où plus de 150 exposants sont attendus.

 

L'Usine Nouvelle : Dans quel contexte se déroule cette première édition du salon de la sous-traitance automobile à Tanger ce mois d'avril?

Tajeddine Bennis : Sur le principe, le choix découle de la stratégie lancée il y a deux ans au sein l'Association marocaine de l'industrie et du commerce automobile (Amica). Nous avons créé quatre commissions dont l'une chargée du développement du tissu de la sous-traitance au Maroc qui n'est pas aussi important qu'on pourrait le souhaiter.

Quel est l’objectif ?

Voir  une sous-traitance locale se développer à côté des grands équipementiers pour permettre d'optimiser nos achats de matières premières, biens d'équipements ou maintenance. Bref, être plus compétitif à l'échelle internationale.

Dans quels domaines est-il possible d’agir ?

Sur tout ce permet d'optimiser les coûts des équipementiers. Nous avons même établi une décomposition de la structure de coûts. Au Maroc, la moitié provient des matières premières et environ 30% d’autres achats comme l'énergie, la maintenance et diverses consommations propres à l'usine en comptant aussi les frais d'amortissements. Enfin un dixième concerne la main-d'œuvre et un autre dixième les frais logistiques. Pour développer la filière automobile, on doit optimiser chacune des éléments de cette structure de coûts, c'est l'objet de notre salon.

Grâce à cette manifestation, vous voulez aussi offrir l'accès à ce marché aux sous-traitants ?

Exactement. C'est le principe même de ce salon, organisé, je le précise, par la profession. Nous avons passé en revue tous ces sujets avec les directions des achats de différents équipementiers installés dans la région de Tanger qui ont informé de leur côté leur panel de fournisseurs. Le message? Il y a environ 400 millions d'euros d'affaires à réaliser qui les attendent. Les sous-traitants vont venir à ce salon pour chercher du business.

Et plus précisément ?

Au sein de l’Amica, nous avons mené un travail de recensement des types de besoin de sous-traitance automobile. Sur le volume des 400 millions d'euros identifié, le quart de cette somme soit 100 millions d'euros concerne, par exemple, les prestations logistiques et de transport. Nos entreprises représentent chaque année des dizaines de milliers de mouvements de camions. En s’organisant mieux, on pourrait peser d’avantage vis-à-vis des transporteurs ou transitaires, à charge pour eux de faire des offres intéressantes.

Le reste de ce volume de sous-traitance disponible est réparti dans différents domaines : biens d'équipements, machine spéciale, outillages, maintenance industrielle, emballages ou fournitures industrielles. Ce sont des opportunités à saisir pour ces fournisseurs...

Comment a été organisé le salon ?

Ce ne sont pas des agences de communication qui en font la promotion mais les équipementiers eux-mêmes qui se sont pris en main. C'est un principe auquel nous tenons beaucoup.

Ce nouveau salon n'est-il pas concurrent des deux autres salons de sous-traitance au Maroc le Midest qui s'est tenu à Casablanca mi-décembre et le Sistep prévu pour l'automne?

Non, nous sommes complémentaires.

Pourquoi avoir choisi Tanger plutôt que Casablanca, capitale économique du Maroc?

Le salon va se dérouler au cœur même de l'activité automobile du Maroc, à savoir la zone franche de Tanger (TFZ) où sont installés de très nombreux industriels. Du coup, les équipementiers vont mettre 15 minutes pour aller au salon! Les responsables techniques, achats et maintenance pourront rencontrer leurs fournisseurs potentiels qui vont étudier avec eux leurs besoins. Et même, pourquoi pas, prendre 30 mn pour aller voir cela de plus près in situ dans les usines ! Cela va faciliter grandement les échanges. Et donner l’idée, pourquoi ne pas, aux sous-traitants de venir, s'installer dans cette zone. C'est un cercle vertueux.

Quel est le poids de Tanger dans l'automobile marocaine ?

Entre l'installation de Renault à Melloussa en 2012, la zone franche existante TFZ et la nouvelle zone appelée TAC près de l’usine Renault, aujourd'hui 80% de la valeur ajoutée du secteur automobile est localisé à Tanger. A cela s’ajoute la zone franche industrielle Atlantic Free Zone à Kenitra, 200 km au sud, qui monte en puissance. Nos collègues de Kenitra sont d'ailleurs aussi chaudement invités à venir visiter le salon.

Quel est le rôle de Renault ?

Le groupe Renault qui veut développer son sourcing au Maroc travaille avec nous au sein de l’Amica dans le cadre de la commission de développement de la sous-traitance. C'est un membre à part entière de cette commission. Il est partenaire des équipementiers. Il a aussi besoin d’un tissu de sous-traitance performant. Nous travaillons en parfaite harmonie avec Renault.  

Propos recueillis par Pierre-Olivier Rouaud, à Casablanca 

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