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L'Usine Auto

4 bonnes (et moins bonnes) nouvelles sur le nouveau contrat social de PSA

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La direction de PSA vient de présenter les contreparties qu’elle entendait garantir en échange des efforts de salariés dans le cadre de son nouveau contrat social. Un mélange de bonnes et moins bonnes nouvelles sur l’avenir du groupe, sur sa base France et certaines de ses usines.

4 bonnes (et moins bonnes) nouvelles sur le nouveau contrat social de PSA

1,5 milliard d’euros d’investissement, pas de fermeture d’usines d’ici 2016, 1 million de véhicules à fabriquer… les engagements que l’industriel est prêt à prendre en échange des efforts des salariés en matière de compétitivité ont tous les atours d’une très bonne nouvelle. En creusant un peu, on se rend compte que ces annonces ne sont pas toutes aussi positives qu’on pourrait le penser. Analyse des quatre engagements principaux.

 

1. Sur les volumes de production, PSA s’engage à produire 1 million de véhicules par an en France. Un beau volume qui ne représente qu’un surcroît de charge de travail équivalent à 70 000 véhicules. C’est finalement assez peu et cela peut laisser penser que certains sites ne s’en sortiront pas s’ils comptent seulement sur les modèles de Peugeot, Citroën ou DS.

2. Le groupe s’engage à ne pas fermer de sites d’ici 2016. Bonne nouvelle ? Vraiment ? Pas si sûr. 2016, c’est demain ! Cette échéance laisse finalement planer le doute sur la pérennité de certains sites de production de PSA à moyen terme. Si le premier constructeur français a annoncé clairement ses plans de charge pour Mulhouse, Sochaux et Poissy, le site de Rennes (Sevelnord à Valenciennes est en dehors de cet accord) peut légitimement s’inquiéter pour son avenir après 2016.

3. PSA entend investir 1,5 milliard d’euros dans le domaine industriel en France. C’est une vraie bonne nouvelle qui montre que PSA a encore quelques marges de manœuvre, lui que l’on a si souvent annoncé comme proche de la banqueroute.

4. Le groupe s’engage aussi à préserver 75 % des activités R & D du groupe en France. Là aussi, c’est positif. On aurait pu craindre, notamment avec le développement de sa base en Chine ou au Brésil, que PSA cherche à relocaliser ses cerveaux près des marchés en développement. Il a visiblement décidé de préserver au maximum la French touch, celle-là même qui lui permet de faire un tabac avec sa marque DS en Chine.

 

Le nouveau contrat social de PSA comporte aussi un absent de taille : l’alliance GM. À aucun moment, dans les engagements présentés par la direction, on ne voit la patte du partenariat scellé avec le constructeur américain, que ce soit en matière de volumes de production, de projet de R & D ou de synergies. À moins que GM attende que ce texte soit validé, signé et appliqué pour aller plus en avant dans le rapprochement avec Peugeot...

Thibaut De Jaegher

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