4,5 millions d’euros pour tenter de sauver Europlasma

Les actionnaires viennent d’investir 4,5 millions d'euros pour tenter de résoudre les difficultés techniques de cette usine de traitement de déchets de Morcenx (Landes), censée produire de l’électricité à partir d’un gaz purifié par une torche à plasma.

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4,5 millions d’euros pour tenter de sauver Europlasma
Centrale de Morcenx

Europlasma, l’une des PME les plus prometteuses d’Aquitaine, est dans la tourmente. Sa centrale de production par valorisation de déchets et de biomasse forestière à Morcenx, dans les Landes, inaugurée en juillet 2012, n’est toujours pas opérationnelle. Cette usine d’un nouveau genre, gazéifiant avec une torche à plasma les déchets industriels banals, devait permettre une fois à pleine puissance (12 mégawatts) d'éclairer 2 000 foyers en recyclant 37 000 tonnes de déchets par an, avec un rendement de 40 % contre 20 % pour les incinérateurs traditionnels.

Un équipement défectueux retarde la mise en service de la centrale

En cause, le processus de production du gaz à partir de déchets. En revanche, l’innovation majeure, la torche à plasma, qui purifie ce gaz, semble parfaitement fonctionner, si l’on en croit Europlasma. Conséquence de ce retard de livraison, Europlasma a vu sa cotation en bourse au second marché suspendue depuis avril. Son chiffre d’affaires est tombé de 58 millions d’euros en 2011 à 21,3 millions sur le dernier exercice. François Marchal, administrateur, a remplacé au début de l’été le PDG Didier Pineau, cofondateur de la société en 1992, qui s’était fait connaître en traitant des déchets dangereux tels que l'amiante avec la torche à plasma.

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Une aide financière de 4,5 millions d'euros

Mais, les actionnaires d’Europlasma, une filiale commune du Crédit Suisse et du fonds Masdar d’Abou Dhabi, épaulés par le fonds helvético-londonien Gottex et le Crédit Agricole d’Aquitaine, qui ont investi 40 millions d’euros dans ce projet, n’entendent pas rester sur cet échec. Pour remettre à flot l’entreprise et remplacer l’équipement défectueux, Gottex, avec le Crédit Suisse ainsi que Masdar, a prêté 4,5 millions d’euros. L’usine ne devrait pas être mise en service avant février prochain et à mi puissance. La production n’atteindra sa capacité maximale qu’à l’été 2014.

Pour Europlasma, qui emploie 70 personnes, cette usine revêt un enjeu majeur pour son avenir et sa pérennité. "Ne serait-ce qu'en France, il faudrait fabriquer 280 usines pour répondre à la demande. Soit un marché potentiel de 11,2 milliards d'euros", évoquait, il y a encore quelques mois, Didier Pineau. A l'horizon 2020, il espérait installer 75 usines en Europe et en Asie.

Nicolas César

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