Quotidien des Usines

4/10/07: EADS, Michelin, CGT, ABN-Maro, Sony...

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Trou d'air chez EADS Le Bibendum au régime minceur Thibault se rebiffe ABN-Maro: oui, mais... Sony s'arme pour la bataille de Noël

Trou d'air chez EADS
« EADS de nouveau dans la tourmente », titre ce matin Le Figaro, 24 heures après avoir révélé des soupçons de délits d'initié au sein de l'état major du groupe européen. La « note préliminaire », rapportée par le quotidien, de l'Autorité des marchés financiers (AMF) implique en effet l'État français, 21 dirigeants d'EADS ainsi que les groupes Lagardère et DaimlerChrysler dans son enquête sur le délit d'initié sur les actions du groupe aéronautique. « L'Etat a eu un comportement irréprochable de bout en bout », se défend dans Les Echos le ministre de l'Economie à l'époque des faits, Thierry Breton. À gauche, le Parti socialiste a exigé que « toute la lumière soit faite dans les plus brefs délais sur cette affaire », y compris sur « les responsabilités politiques du gouvernement de l'époque ».Côté syndical, le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, aurait « préféré » que la direction et les actionnaires d'EADS « s'occupent de stratégie industrielle plutôt que d'essayer de gagner de l'argent », car maintenant « ce sont les salariés d'Airbus et des sous-traitants qui trinquent ». Mais la pression est surtout portée sur les deux actionnaires principaux d'EADS, lourdement mis en cause. « Les deux groupes savent qu'ils courent de lourds risques. Plusieurs associations de petits actionnaires ont déjà déposé plainte », constate La Tribune. Bref, un feuilleton politico-financier vient de commencer. 

Le Bibendum au régime minceur
« Michelin tire un trait sur son usine de Toul face à la concurrence asiatique », résume en titre Les Echos. La direction de Michelin a décidé de fermer en 2009 l'usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle) qui emploie 826 personnes. Pour la direction, pas question de parler de licenciement. Le groupe s'engage à proposer à chaque salarié au moins deux emplois au sein d'une de ses seize usines françaises. « Pour justifier sa décision, explique Le Figaro Economie,  Michelin met en avant le manque de compétitivité de l'usine qui produit des pneus « milieu de gamme » de la marque Kléber. « Un segment en plein déclin », selon la direction. En dépit de 45 millions euros d'investissement sur le site depuis 1999, Toul n'est pas parvenu à rester suffisamment compétitive. « Le coût de production de Toul est supérieur de 50 % à celui de nos concurrents asiatiques », précise la porte-parole de Michelin. « En moyenne, explique Les Echos, les usines Michelin affichent des coûts de production supérieurs de 15 % à leurs concurrentes d'Asie ». Sans doute un écart trop grand à supporter pour Kléber.

Thibault se rebiffe
Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, s'explique ce matin dans une interview aux Echos sur les chantiers de réformes sociales lancées par le gouvernement. Sur l'ouverture de la première conférence sociale du gouvernement sur les conditions de travail, le syndicaliste déplore qu'« il y a un fossé entre ce que le gouvernement est susceptible de mettre sur la table et le constat que nous pouvons faire de la dégradation des conditions de travail ». Concédant « que le compromis n'est pas un tabou », il affirme néanmoins sur la réforme des régimes spéciaux de retraite que « ce qui se profile, c'est un nouvel allongement de la durée de cotisation pour tous les salariés ». Il propose au contraire « une autre approche » : consacrer 3 % de plus du PIB au financement des retraites, afin d'assurer l'équilibre du système du système en 2020.

ABN-Maro: oui, mais...
« La bataille pour le contrôle d'ABN AMRO s'achève sur la probable victoire du consortium », titre Les Echos. Le bancassureur Fortis a reçu hier l'aval de la Commission européenne pour son offre de reprise conjointe avec Santander et Royal Bank of Scotland sur ABN-Amro. Fortis vise les activités de banque de détail d'ABN aux Pays-Bas. Reste que ce feu vert est assorti de conditions. Il faudra notamment que Fortis cède deux filiales d'ABN-Amro, 13 agences de conseil et deux départements dédiés à la clientèle d'entreprise.

Sony s'arme pour la bataille de Noël
 « C'est le Noël de tous les dangers pour les fabricants de consoles », constate Les Echos. Concurrence oblige, Sony s'apprête donc à proposer une nouvelle version de sa console de jeux Playstation 3 à 400 euros. Une baisse de 200 euros par rapport au modèle actuel. L'objectif est de doper les ventes pour la fin de l'année, période cruciale pour le secteur. La firme japonaise a écoulé 200 000 machines et vise la barre des 500 000 pour la fin de l'année. 

Philippe Roger

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