Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

39 heures ou plus comme le promet François Fillon, c'est plus de temps pour draguer au bureau

Christophe Bys

Publié le

Le moteur de recherche Monster a commandé un sondage pour connaître les comportements "déviants" dans la vie professionnelle.  Plus de la moitié des salariés se dit exemplaire et d'une vertu à toute épreuve. Le détournement le plus fréquent est l'utilisation d'Internet à des fins privées, quand le vol de fournitures est très marginal. Enfin, au pays de Marivaux, la drague sur le lieu de travail est devenue exceptionnelle. 

39 heures ou plus comme le promet François Fillon, c'est plus de temps pour draguer au bureau
Un homme cadre surfe sur Internet mais ne drague pas à la machine à café.
© Fotolia

On s'en doutait. Maintenant on a une idée de l'ampleur : 60 % des Français sont des menteurs. C'est, en effet, la proportion de personnes (58 %) qui ont répondu à un sondage réalisé par Opinion Way pour Monster (*) ne pas avoir de petites manies inavouables au bureau. Soit des employés modèles qui de l'arrivée au départ ne font que travailler. Cette étude montre que les hommes seraient plus exemplaires (ou plus hypocrites) que les femmes, puisqu'ils sont 61 % à ne pas avoir de manie au travail, quand les femmes ne sont que 53 % dans ce cas.

Les hommes plus vertueux ou plus hypocrites ?

A l'inverse, 32 % des personnes interrogées ont indiqué qu'il leur arrivait d'aller sur Internet dans un intérêt personnel. De toutes les manies testées par l'institut de sondage c'est celle qui arrive en tête, loin devant la pratique de la micro sieste qui possède quand même 6 % d'adeptes ou la drague à la machine à café pratiqué par 2 % des personnes interrogées. 1% des salariés consultés sur le sujet a même indiqué qu'ils volaient des fournitures ou de la nourriture dans leur entreprise.

La micro sieste, une passion francilienne

Les résultats par région révèlent d'étonnants particularismes. Ainsi, la micro sieste est plus pratiquée en Ile-de-France, où elle compte quand même 11 % d'adeptes, presque deux fois plus que dans les autres régions françaises (en moyenne 6 %). Idem pour le chapardage de fournitures ou de nourriture. Pratiqué par 5 % des Franciliens, on ne trouve aucun salarié du Sud Ouest ou du Sud Est déclarant le faire. Les entreprises confrontés à ce problème savent ce qui leur reste à faire : déménager plus au Sud.

Autre particularisme mis en évidence : à force d'expliquer aux cadres qu'ils ont une certaine autonomie dans leur travail, ils l'ont cru et s'octroient relativement davantage de liberté que d'autres. 40 % des diplômés au delà du baccalauréat et 44 % des cadres consultent Internet au bureau, quand seulement 29 % des non-cadres le font.

Un symbole de la porosité croissante entre travail et vie privée

Toutefois, il faut se méfier de toute conclusion hâtive. Les cadres ont sûrement plus de facilité qu'un technicien posté sur une chaîne de montage dans l'industrie ou l'employé d'un centre d'appels sollicité en permanence. En outre, pour les cadres, la question de la frontière entre vie privée et vie professionnelle est de plus en plus floue, comme l'a notamment mis en évidence le rapport réalisé par Bruno Mettling. De nombreux cadres sont sollicités par leur travail en dehors des horaires classiques. Tout se passe comme si, face à ce débord du professionnel sur le privé, ils s'octroyaient un empiètement inversé du privé sur le temps de travail.

Et le problème ne fait que commencer pour les entreprises. Plus les salariés sont jeunes, plus ils sont proportionnellement plus nombreux déclarer aller sur Internet à des fins privées. Entre 18 et 29 ans ils sont 41 %. Ils ne sont plus que 37 % entre 30 et 39 ans. la proportion tombe à 22 % pour les 50 ans et plus. 

Enfin, ultime résultat étonnant : aucun cadre ne déclare draguer à la machine à café. Assume-t-on bien ce genre de comportement quand on grimpe dans la hiérarchie de l'entreprise ? Ou les affaires de harcèlement et les sensibilisations qui s'en sont suivies ont-elles été tellement efficaces que l'idée de courtiser une ou un collègue n'est plus de mise ? A moins que le cadre ne drague sur Internet.... 

(*) Étude réalisée auprès de 1012 salariés français. L'échantillon est représentatif du salariat français sur les critères de sexe, d'âge, de catégorie socioprofessionnelle, de taille d'entreprise, de secteur d'activité de l'entreprise, de statut de l’employeur (public/privé) et de région de résidence. Les salariés ont été interrogés en ligne sur système CAWI (Computer Assistance for Web Interview). Le terrain a été réalisé du 18 au 19 mai 2016. OpinionWay a réalisé cette enquête en appliquant les procédures et règles de la norme ISO 20252.

Voyons si les lecteurs de L'Usine Nouvelle sont aussi honnêtes :

Au travail, allez vous sur Internet dans un intérêt personnel

êtes-vous adeptes des micro-siestes au travail ?

Avez-vous déjà chaparder de la nourriture ou des fournitures sur votre lieu de travail ?

Vous arrive-t-il de draguer sur votre lieu de travail ?

Avez-vous été totalement honnête en répondant à ces questions ?

Réagir à cet article

1 commentaire

Nom profil

10/12/2016 - 22h59 -

Si vous être cadre de production dans le secteur automobile avec des équipes travaillant en 3x8 , 7/7 jour vous n'avez pas le temps de vous poser ce genre de diversement . (sans compter sur les partenaires sociaux qui vous rappellent vite à l'ordre si vous faites ce types d'écart) J'ai plus de 25 ans de d'encadrement de production .
Répondre au commentaire

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle