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Quotidien des Usines

382 salariés licenciés après la liquidation de Cenntro Motors

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Le constructeur de véhicules électriques n’aura jamais véritablement redémarré depuis sa reprise par Cenntro Motors. Le groupe sino-américain n’a pas honoré les promesses qu’il avait faites en juin 2014. La liquidation de la société lyonnaise (Rhône) entraine la suppression de 382 emplois.

Le tribunal de commerce de Lyon (Rhône) n’a pas donné une dernière chance à Cenntro Motors. Il a prononcé le 30 octobre la liquidation du constructeur de véhicules électriques et fabricant de filtres d’assainissement, entrainant le licenciement des 382 salariés de la société lyonnaise, seize mois après sa reprise par le groupe américain éponyme.

Les juges n’ont pas été sensibles aux arguments de l’administrateur judiciaire Robert-Louis Meynet qui avait demandé un délai supplémentaire, jusqu’au 12 novembre, pour permettre à Magnum Pyrex de préciser son offre de reprise partielle. L’entreprise allemande envisageait de conserver 50 emplois sur le site lyonnais. Le tribunal a estimé que ce délai "aggraverait la situation de la société et ferait courir un risque pour les droits des salariés". Il a également rejeté la demande d’expertise judiciaire faite par le comité d’entreprise.

Cette décision signe l’épilogue d’un dossier de reprise mal ficelé, d’une situation "abracadabrantesque", comme la qualifiait le préfet de région dans un entretien au site Rue89Lyon le 9 septembre 2015. "Quinze mois après la reprise [par Cenntro Motors], il n’y a aucune concrétisation de l’activité industrielle", s’étonnait Michel Delpuech. Les 10 millions d’euros injectés auront essentiellement servi à alimenter la trésorerie de l’entreprise lyonnaise et à payer les salaires.

Cenntro Motors : promesses non tenues

Les repreneurs de l’ancienne usine de lave-linge de FagorBrandt, Peter Wang et son groupe Cenntro Motors basé entre le Nevada, la Chine et les iles Vierges britanniques, n’auront guère tenu leurs promesses. Ils n’auront investi qu’une partie des 30 millions d’euros qu’ils s’étaient engagés à injecter dans la société pour le redémarrage de la fabrication de véhicules utilitaires électriques et de filtres d’assainissement et pour un programme de recherche-développement visant à l’amélioration des produits existants. Les contrats évoqués de commercialisation de véhicules ne se sont jamais concrétisés.

Pour les salariés et leurs représentants, cette liquidation est un "immense gâchis". "Tout le monde a fermé les yeux sur ce qui se passait. Il y a eu plein d’erreurs de casting. Et aujourd’hui, on est lâché par tous", dénonce Philippe Goguillot, secrétaire (Sud) du comité d’entreprise. Le fonds de garantie des salaires qui a déjà déboursé 800 000 euros pour financer le chômage partiel des salariés prendra à sa charge l’essentiel des 10 millions d’indemnités de licenciements des 382 salariés licenciés au terme d’une longue chute entamée en 2011 par le désengagement du groupe espagnol d’électroménager FagorBrandt de son usine lyonnaise.

Vincent Charbonnier
 

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