Quotidien des Usines

31/01/2007; Opep, Apax Partners, GFI Informatique, Corus, Tata Steels...

Publié le

Fort recul du chômage en 2006. Le projet de loi sur la consommation reporté sine die. Les cours du brut se réchauffent avec l'arrivée du froid. Les fonds s'intéressent aussi à l'informatique. Fin de la bataille boursière pour Corus

Fort recul du chômage en 2006.
Le nombre de demandeurs d'emploi a enregistré sa plus forte baisse depuis plus de cinq ans. Les statistiques publiés hier par le ministère de l'Emploi avancent des chiffres flatteurs pour Jean-Louis Borloo et Dominique de Villepin et ne manqueront pas, en pleine campagne présidentielle, de renforcer la polémique sur les modes de calculs. A fin décembre 2006, le taux de chômage serait redescendu à 8,6 % dela population active, soit son plus bas niveau depuis cinq ans et demi, commente la Tribune. Avec 380 000 chômeurs de moins en 22 mois, le seuil des 2 millions de demandeurs d'emploi pourrait être atteint l'été prochain, espère la ministre de l'Emploi. Cette embellie permet au Premier ministre d'être conforté dans sa politique et de défendre à nouveau le contrat nouvelles embauches (CNE) qui serait responsable de 500 000 recrutements l'année dernière. Elle lui autorise également un nouveau « coup de griffe » à son ministre de l'Intérieur qui prône dans sa campagne le contrat unique. L'effet démographique serait encore limité dans ce recul du chômage. Ce dernier profite surtout du regain de l'emploi marchand et des dispositifs de réinsertion subventionnés par l'Etat, indique les Echos.

Le projet de loi sur la consommation reporté sine die.
Le projet de loi Breton proposé à l'automne dernier a été retiré de l'ordre du jour parlementaire, officiellement faute de temps pour la prochaine session. Il comportait diverses dispositions pour les consommateurs. Il s'agissait notamment de rendre gratuits les appels téléphoniques vers les services clients des opérateurs mobiles et des fournisseurs d'accès à internet. En second lieu le texte devait réformer la réglementation sur les soldes et les pratiques commerciales déloyales, afin de les mettre en conformité avec les directives européennes. Mais la mesure la plus attendue était le principe des actions de groupe les fameuses « class actions » américaines, qui permettent à des consommateurs ayant subis un préjudice de  regrouper leurs plaintes avant de demander réparation en justice. C'est le Chef de l'Etat qui avait voulu pousser ce dispositif. Visiblement, remarquent les Echos et le Figaro, les actions conjuguées du Medef, fortement opposé à cette mesure, et d'une partie de la majorité ont fait capoté le projet , sans doute enterré pour longtemps.

Les cours du brut se réchauffent avec l'arrivée du froid.
Les prix du baril sont repassés hier au-dessus des 55 dollars, alors qu'ils avaient plongés jusqu'à 50 dollars il y a une quinzaine de jours. L'arrivée de l'hiver, notamment sur les Etats-Unis, gros consommateurs de fioul domestique, et les mesures de baisse de production que l'Opep doit mettre en œuvre à partir de demain n'y sont pas étrangères, note les Echos. Selon le dernier rapport de l'Institut français du pétrole (IFP), le cours de l'or noir devrait tourner auteur de 50 à 55 dollars le baril cette année et sans doute également en 2008. Plusieurs facteurs poussent à ce pronostic. La croissance mondiale - et celles des économies asiatiques - continuent de tirer la demande. L'offre pétrolière et gazière peinent à suivre la demande. La production décline en Europe occidentale, le déficit d'investissement  est fort dans certains pays. Les capacités excédentaires du cartel n'existent quasiment plus et les raffineries tournent à plein régime. Enfin, le poids politique de l'organisation des pays exportateurs va grandissant avec l'arrivée de nouveaux pays comme l'Angola.

Les fonds s'intéressent aussi à l'informatique.
Apax met un pied dans le groupe de services informatiques GFI, rapportent la Tribune et  les Echos. La SSII française lance une augmentation de capital de 56 millions d'euros réservée à un holding financier, Itefin Participations, contrôlé par Apax Partners. Les dirigeants du groupe apporteront leurs participations à Itefin et en contrôleront 44 %, le reste étant détenu par Apax . Itefin disposera d'un bon quart (27 %) de la SSII à la fin de l'opération. Le fonds devrait obtenir deux représentants au conseil d'administration, en plus des deux membres du management et de deux administrateurs indépendants. Le patron de GFI, Jacques Tordjman, explique au quotidien économique, que le fractionnement de l'actionnariat était un frein au développement de l'entreprise. L'arrivée d'un actionnaire de référence devrait lui donner les moyens de procéder à des opérations de croissance externe.  en effet, la SSII a encore un problème de taille, 544 millions de chiffre d'affaires pour un peu plus de 7 000 salariés et un résulta net de 11 millions d'euros en 2005, soulignent les spécialistes.

Fin de la bataille boursière pour Corus !
Le sidérurgiste brésilien CSN et le groupe Indien Tata Steel disposaient de 10 heures la nuit dernière afin d'enchérir pour emporter le groupe Anglo-néerlandais. C'est l'autorité boursière britannique qui a imposé ces enchères peu ordinaires, afin de mettre un terme à la bataille sur le numéro deux  européen, indique les Echos. Les candidats disposaient de huit rounds explique le Figaro, chaque nouvelle enchère devait être au minimum de 70 millions d'euros supérieure à la précédente ( 5 pence par action). Les spécialistes prêtent au groupe indien la volonté de vouloir proposer plus de 7,5 milliards d'euros pour emporter Corus, alors que l'offre initiale n'était que de 6,4 milliards. Tata Steel et Companhia Siderùrgica Nacional ont des projets industriels similaires attractifs pour Corus, dans les deux cas l'opération donnerait naissance au cinquième sidérurgiste mondial, avec une bonne complémentarité dans les produits et dans les marchés. Selon le Financial Times, Tata Steel a enregistré une forte augmentation de ses profits, plus de 40 %, au troisième trimestre. Ce matin, toutes les agences de presse confirment la victoire de ce dernier.

Le candidat de l'UMP esquisse ses grands thèmes de campagne.
L'actuel ministre de l'Intérieur se présente comme « le candidat du travail » dans un entretien au Figaro. Il se veut à l'écoute des électeurs des milieux les plus populaires, qu'il estime délaissés par les différents gouvernements de droite comme de gauche. Il souhaite négocier avec les partenaires sociaux son projet de contrat de travail unique, qui sera plus souple, mais offrira plus de garanties aux salariés. Nicolas Sarkozy confirme, au nom de l'équité, qu'il mènera à bien la réforme des régimes de retraite spéciaux. Il confirme sa volonté de baisser de près de 70 milliards d'euros les prélèvements obligatoires, sur deux législatures, avec des économies dans le fonctionnement de l'Etat et une réorientation des dépenses pour favoriser le travail. En revanche, son opinion n'est pas encore tranchée sur l'opportunité d'une TVA sociale, mais le candidat  s'engage à honorer les engagements du pacte écologique...


Didier Ragu

A  demain !

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte